Mayotte aurait moins de clandestins si les comoriens vivaient mieux chez eux selon le collectif « Mabedja »

A quelque jours de la venue du président Azali Assoumani à Paris, les comoriens basés en France métropolitaine continuent leur mobilisation contre le chef d’Etat comorien qu’ils estiment illégitimement mis au pouvoir.

Place de la République, le collectif « Mabedja »

Dimanche 24 novembre, sur la Place de la République à Paris, une centaine de manifestants originaires des Comores étaient rassemblés à l »initiative du collectif « Mabedja ». Aboubakar Fahamiya comme elle le fait depuis plusieurs mois, distribuait des tracts tout en tenant son rôle de secrétaire général du collectif .

Aboubakar Fahamiya à la marche du 24 novembre 2019 à Paris

Depuis le renversement de l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi au pouvoir de 2006 à 2011, les opposants du nouveau chef de l’Etat ne cessent de montrer leur désaccord en manifestants dans différentes villes françaises. Comme inscrits sur leurs pancartes, Ils dénoncent l’absence de démocratie dans leurs territoires d’origine, le manque de justice, la  liberté d’expression bafouée, rappellent le nombre de citoyens jetés en prison injustement, une vie trop précaire et un service de santé inexistant. Ce serait là, les causes de cette immigration comorienne galopante que subie les mahorais, constate la secrétaire général du collectif « Mabedja ». Selon Aboubakar Fahamiya les habitants des Comores sont frères et sœurs avec des traditions similaires, une histoire commune et se doivent d’être solidaires d’autant que l’île sœur était auparavant la quatrième île formant les Comores.

Emmanuel Macron et Brigitte Girardin en visite à Mayotte en octobre 2019

Sans pousser la polémique, la marcheuse de « Mabedja » qui reconnait cependant,  le statut français de Mayotte, exhorte les habitants de l’Archipel, à s’entendre comme l’ont «appelé dans leurs vœux» également les deux présidents Emmanuel Macron et Azali Assoumani.

Azali Assoumani et Emmanuel Macron

Lundi 22 juillet 2019, les deux chefs d’Etat se sont rencontrés à Paris dans l’espoir de trouver un consensus sur la question mahoraise. A l’issue de leur entretien plusieurs annonces ont été faites. dont la somme de 150 000 millions d’euros qui seront investis par la France pour aider les îles des Comores. Mais par ailleurs, Emmanuel Macron promettait aux mahorais, lors de son passage à Mayotte en octobre dernier, l’expulsion de 25 000 immigrants illégaux d’ici la fin de l’année 2019.

Si la question de l’immigration irrite les mahorais qui trouve injuste d’avoir un taux de clandestins comoriens excessivement élevé sur leur territoire, le président comorien reste impassible à ces querelles. Reconnue à l’ONU comme appartenant aux Comores, Azali Assoumani affirme toujours aux médias que «Les comoriens qui sont à Mayotte ne sont pas dans un pays étranger, ils sont chez eux.» (France 24).

Le président Azali Assoumani sur la chaîne française France24

En attendant, avec l’aide de la Banque mondiale, du CNUD-EFCO International et de l’AFT, une conférence aura lieu début décembre pour une levée de fonds en faveur des Comores, qui devrait atteindre 6 milliards d’euros, selon les objectifs affichés du président comorien. Pour Azali Assoumani qui a été élu sur «un programme d’émergence des Comores pour 2030», il était nécessaire de présenter des projets phares et des projets structurants à cette prochaine rencontre d’affaires.

Pour l’heure, le collectif « Mabedja » regrette que ce président «illégitime» vienne à Paris pour signer des contrats avec des bailleurs de fonds. Plus que jamais, ils restent mobilisés à Paris et dans les autres villes françaises pour revendiquer leurs droits et ceux de leurs familles.

Pas de démocratie, de justice ni de santé, les opposants au Pdt comoriens sont rassemblés depuis mars dernier à Paris (C'news Actus Dothy)

COMORES – MAYOTTE : A quelques jours de l'ouverture de la conférence sur l'avenir des Comores et une large levée de fonds de plusieurs milliards d'Euros, Azali Assoumani, le très controversé président comorien reste la cible favorite des opposants qui réclament de MEILLEURES CONDITIONS DE VIE pour leur famille aux pays… Reportage Dorothée Audibert-Champenois C'news Actus Dothy – Mabedja Antillesboxmail – Dothy PLUS D'INFOS ==> https://www.people-bokay.com/mayotte-aurait-moins-de-clandestins-si-les-comoriens-vivaient-mieux-chez-eux-selon-le-collectif-mabedja/

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur Vendredi 29 novembre 2019

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images C’news Actus Dothy