Miss Monde 2019 : La Guadeloupe et La Martinique ensemble défendent la Drépanocytose

Quand Anaïs Lacalmontie découvre que sa cousine malade depuis l’âge de six ans est atteinte de la Drépanocytose, quand elle voit souffrir cette parente proche qui accumule les retards scolaires, c’est le choc !  Aujourd’hui comme une guerrière, la jeune femme avec comme tutrice, Jenny Hippocrate, concernée également par cette maladie, a un seul but : Faire connaître au monde entier cette maladie dévastatrice et ses ravages chez les petits malades. Elle en a fait son projet caritatif à l’élection de Miss Monde 2019.

Les couronnements des reines de beauté se succèdent en cette fin d’année. Après l’élection de Miss Univers qui propulse Zozibini Tunzi (Miss Afrique du Sud) tout en haut du podium, c’est au tour de la guadeloupéenne Anaïs Lacalmontie de défendre le titre de Miss World. La préparation et l’élection ont lieu en Angleterre, l’occasion de rencontrer la candidate qui réside comme les 120 autres Miss à l‘Hôtel Tower à une centaine de mètres du Tower Bridge de Londres.

Anaïs Lacalmontie a 23 ans. Etudiante en Droit Pénal et en sciences criminelles à l’Université de Toulouse, (puisque son master n’existe pas en Guadeloupe), la future avocate pénaliste a décidé de faire une pause d’un an. Son objectif : se préparer au concours de Miss Monde 2019. Mais dans le concours de Miss World, il ne s’agit pas seulement d’être la plus belle, il faut défendre une cause charitable. Anaïs Lacalmontie touchée dans sa famille par la maladie de la drépanocytose a choisi de s’engager et de présenter cette maladie génétique des globules rouges.

Déterminée, la jeune fille, aidée par Jenny Hippocrate, la présidente de l’APIPD (L’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose), couronnée ou pas, sais d’avance qu’elle a tout à gagner en étant dans le top 12 ou le Top 5  : « Je suis surtout ici pour que mon projet soit entendue dans le monde entier. Que je gagne ou pas, ma mission sera accomplie car tout le monde parlera de cette maladie ».

Anaïs Lacalmontie et Miss England au Tower Hôtel

Tenue très décontractée pour la jeune antillaise, blue jean, baskets et pull rose,  en ce début de week-end, Anaïs  termine sa troisième semaine à Londres. Cinq ans sont passées depuis qu’elle a répondu à un casting pour le concours de Miss Guadeloupe : «C’est un hasard total. Même si cela ne se voit pas, je suis un garçon manqué. Je n’étais ni coiffée, j’avais une tête horrible, mes cheveux étaient mouillés quand je me suis présentée. J’ai quand même été élue 1ère dauphine de Miss Guadeloupe. Ensuite j’ai visé le concours de Miss Earth».

Quoique sceptique sur les concours de beauté, Anaïs Lacalmontie malgré ses réticences, se lance d’autres défis et se laisse surprendre : «Mais en fait ce n’est pas du tout ce que l’on imagine. C’est beaucoup plus profond que cela. Ce n’est pas que la beauté puisque toutes les filles qui font les concours de beauté sont belles. Elle sont là parce qu’elles savent se mettre en valeur, elles sont parfaites. On se sent même ridicule à côté d’elles. Les Miss ont conscience qu’il ne s’agit pas seulement de juger leur physique puisque toutes sont belles », atteste la ravissante guadeloupéenne.

Et la candidate Anaïs explique en quoi le concours de Miss France et de Miss Monde est différent : « Je n’ai jamais participé au concours de Miss France, mais je crois que la différence fondamentale est le projet caritatif. Ils recherchent quelqu’un qui sera élu Miss Monde et qui sera présenté au monde entier. Il faut que chaque pays se reconnaisse en Miss Monde, il faut qu’elle inspire tout le monde. Quelqu’un qui peut s’adapter à toutes les situations, qui n’a pas de préjugé, qui soit ouvert d’esprit, une femme qui s’intéresse aux autres qui est curieuse. Une Miss Monde doit donner de l’espoir aux autres c’est pour cela que le projet caritatif est important dans ce concours. »

Samedi 30 novembre 2019, il est 11 heures, plusieurs Miss déjeunent au Tower Towel à quelques mètres du célébre Tower Bridge. Un seul regret pour l’antillaise : « Miss Martinique n’est pas ici cette année. L’an dernier elle a terminé 7ème. Elle est première dauphine de Miss Monde Caraïbe et c’est formidable ». D’autres jeunes femmes caribéennes sont dans la course : « Dans les caraïbes, nous sommes 8. Je représente la Guadeloupe, il y a aussi une fille qui vient d’Haïti, de Trinidad et Tobago, de la Barbade, de la République Dominicaine, des îles Vierges britanniques et des îles vierges américaines. »

Toutes ont à cœur de défendre au mieux leur projet caritatif, un objectif aussi impressionnant que leur mise en beauté : « On m’a toujours dit qu’il faut que ton maquillage soit comme ceci ou comme cela, que tu portes des talons hauts, il faut que tu sois bien coiffée mais ce n’est pas la vérité. Ce n’est pas que le maquillage ou la beauté on cherche à découvrir qui nous sommes réellement. En répétition, les filles partent souvent  sans bijoux, sans maquillage, elles restent naturelles. » 

« Il faut un mois de préparation pour devenir Miss Monde. Nous avons beaucoup d’obligations . Il y a un Gala de charité, un Bal de charité, notre emploi du temps est très chargé, on fait pas mal d’activités. Chaque minute compte et nous devons bien nous tenir car nous sommes constamment observées». Sans révéler le montant du budget pour le concours, Anaïs avoue cependant qu’il « est lourd » pour une jeune femme : «  Il y a  un budget important, mis à part le trousseau et il faut avoir des cadeaux à offrir aux enfants que nous visitons »

La grande cérémonie qui désignera la nouvelle Miss Monde Internationale aura lieu le samedi 14 décembre 2019 à Londres à l’O2 Arena, situé dans le quartier de Greenwich. La soirée sera diffusée en direct en Guadeloupe.

Rencontre avec la jeune candidate antillaise à quelques pas de la Tour de Londres. Anaïs Lacalmontie se prépare depuis un mois au concours de Miss Monde :

Anaïs défend la Guadeloupe avec un projet caritatif ambitieux : Lutter contre la Drépanocytose (C'news Actus Dothy)

MISS MONDE – GUADELOUPE – MISS WORLD : La Guadeloupe et la Martinique, ensemble au concours de Miss MONDE avec un projet caritatif très ambitieux : Lutter contre la Drépanocytose, contre la souffrance des enfants malades. REPORTAGE à LONDRES : Dorothée Audibert-Champenois C'news Actus Dothy MISS MONDE international Miss monde #MissMonde Anaïs Lclmt Jenny Hippocrate APIPD Drepaction PLUS D'INFOS => https://www.people-bokay.com/miss-monde-drepanocytose-anai…/

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur Mardi 10 décembre 2019

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy


Images et vidéo C’news Actus Dothy