Montréal : 1er Sommet socio-économique pour aider les jeunes des communautés noires

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Quatre mesures concrètes pour « redonner confiance aux jeunes » et épauler les familles démunies ont été proposées au Sommet socio-économique pour le développement des jeunes des communautés noires.

C’est en constatant, que les membres des communautés noires à Montréal perçoivent un revenu moyen inférieur à 10 000 dollars à celui de l’ensemble de la population québécoise, que l’antillais Edouard Staco a eu l’idée de lancer ce Sommet socio-économique.

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Samedi 21 janvier à HEC Montréal, de nombreux élus de Montréal étaient invités à la première édition du Sommet socio-économique pour aider les jeunes des communautés noires. L’occasion de prendre en compte et d’évaluer les demandes et les attentes des 200 000 membres de la communauté noire, installés à Montréal. La ministre de l’Immigration Kathleen Weil et Emmanuel Dubourg (député fédéral de Bourassa-île de Montréal) étaient présents à l’École national de commerce et d’administration du Canada venue écouter les mesures proposées et les exposés du président Edouard Staco et des organisateur de cette première édition.

Pour Edouard Staco, directeur des technologies dans un Cégep (Collège d’enseignement général et professionnel), les clés pour briser le cycle de la pauvreté et redonner du dynamisme aux jeunes de la communauté noire passe par l’Entrepreneuriat, souligne-t-il dans le magazine LaPresse :

1 – «Pendant six mois, des experts vont accompagner des jeunes qui vont passer de l’idéation au démarrage de l’entreprise. En mettant les jeunes avec leurs pairs dans leur domaine, il y a des choses à aller chercher. Ce qu’on veut, c’est créer une dynamique intracommunautaire, en créant un pôle où des entrepreneurs, une vingtaine de jeunes vont avoir un impact sur le milieu et ça va se multiplier!»

2 – L’autre volet économique du Sommet, explique Edouard Staco vise à doter le Fonds afro-entrepreneurs, d’un million à trois millions de dollars. Pour lancer leurs projets commerciaux les afro-entrepreneurs pourront obtenir des prêts qui peuvent concurrencer 250 000 dollars.

3 – Mais ce Sommet socio-économique pour le développement des jeunes des communautés noires s’intéresse aussi à la question sociale. Le but est d’aider les familles les plus démunies : «Ça peut être aussi simple de bien leur présenter le système scolaire, de faciliter leur parcours migratoire, d’aider le parent dans sa préparation pour l’emploi. Ce n’est pas juste une aide pour le jeune». Des initiatives de ce genre sont en place, créées à l’initiative de l’ONU dans le quartier Côte-des-Neiges (île de Montréal).

4 – L’autre projet social est dans l’accompagnement des jeunes de la communauté dès le secondaire pour anticiper le décrochage scolaire.

Ces mesures présentées par Edouard Staco, au Sommet socio-économique pour aider les jeunes des communautés noires, sont le fruit d’une consultation publique et d’une longue réflexion qui aurait duré un et demi. Elles nécessitent, précisent les porteurs du projet, un investissement de 7 millions de dollars. Selon les organisateurs, la moitié de cette somme sera « amassée » par les membres des communautés noires quant aux 3,5 millions restants, cette part reviendrait aux trois ordres du gouvernement canadien (fédéral, provincial et municipal). Reste au gouvernement de s’engager officiellement dans un projet ambitieux et plein d’espoir pour les jeunes des communautés noires.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actu Dothy
Photos Sympatico.