Mort de Floyd : Donald Trump mis à l’abri dans un bunker souterrain

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Monde
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Dimanche à Washington, les manifestations se sont poursuivies. Une foule s’est même rassemblée devant la Maison Blanche en scandant des slogans, en allumant des feux et en brandissant des pancartes pour protester de la mort de Georges Floyd, tué par un policier à Minneapolis.

Selon le New York Times, vendredi, Donald Trump avait été emmené à l’abri dans un bunker souterrain par le Secret Service – service de protection du président et de personnalités -, lors d’une manifestation similaire devant sa résidence.

Dimanche, la police a pourtant tiré des gaz lacrymogènes devant la Maison-Blanche pour disperser la manifestation, alors que de violents affrontements secouaient la capitale, selon des journalistes de l’AFP sur place.

A Washington, des milliers de soldats de la Garde nationale ont été déployés dans 15 Etats et et des couvre-feux ont été décrétés dans plusieurs villes

Des milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées dans plusieurs villes des Etats-Unis pour exiger que justice soit rendue après la mort de George Floyd au lendemain d’une nuit marquée par des émeutes, tandis que le président Donald Trump fustigeait les « anarchistes ».

Les témoignages abondent sur les réseaux sociaux. Des journalistes ont été pris à partie dans plusieurs villes des Etats-Unis lors des manifestations de ces derniers jours en réaction à la mort de George Floyd, par la police comme par certains manifestants, victimes d’agressions, d’arrestations arbitraires ou cibles de tirs en tous genres.

Mais plusieurs autres incidents ont eu lieu dans le pays, notamment à Louisville, dans le Kentucky, où un policier anti-émeute a tiré des cartouches lacrymogènes sur une équipe de télévision locale qui le filmait. « On me tire dessus ! » a crié, à l’antenne, Kaitlin Rust, de la chaîne locale WAVE 3.

A Minneapolis, une journaliste freelance, Linda Tirado, a reçu une balle en caoutchouc au visage et indiqué avoir définitivement perdu l’usage de son œil. « Les autorités (locales) doivent ordonner à leurs forces de police de ne pas prendre des journalistes pour cible », a exhorté dans la soirée du samedi 30 mai le Comité de protection des journalistes (CPJ).

La correspondante de France 2 aux Etats-Unis, Agnès Varamian, a témoigné sur Twitter, photo à l’appui, avoir été visée par une « munition non létale tirée par la police américaine sur les journalistes alors que nous crions ‘presse' ».