Mort mystérieuse et violente d’un jeune mannequin en visite à la Jamaïque

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Desiree Hyacinth Gibbon avait 26 ans. Elle voulait devenir Réalisatrice de documentaire. Née à New York et d’origine jamaïcaine, la jeune femme décide de séjourner quelques semaines sur l’île qui a vu naître son père. Seulement,  peu de temps, avant de retourner chez sa mère aux Etats-Unis, Desiree est retrouvée la gorge tranchée dans un ravin.

Sa mort mystérieuse et violente a sidéré les habitants de l’île, a meurtri sa famille et laisse ses amis sans voix.

Andrea Gibbon, la mère de Desiree a quitté très vite le quartier du Queens à New York où elle habite. Avec son mari Gairy, ils sont arrivés à la Maison funéraire Doyley de la paroisse de Westmoreland pour identifier le corps d’une « jeune femme blonde », selon les premières indications de la police. Les parents ont été accueillis au salon funéraire par Craig Dewar, un conseiller en preuves médico-légales de l’ambassade des États-Unis en Jamaïque. Selon Craig Dewar basé à Kingston, les preuves scientifiques relevées sur la scène de crime pourraient aider les autorités locales.

Mais depuis la découverte du corps de Desiree à Long Hill, St James, le dimanche 26 novembre 2017, auncun individu, en relation avec le meurtre, n’a été arrêté. Enfin, pour la police, l’enquête se déroule de « manière satisfaisante », peut-on lire dans la presse locale.

Desiree Gibbon, n’était pas une inconnue, elle avait de la famille à la Jamaïque, c’était son troisième séjour et elle logeait dans un resort, à Montego Bay, appartenant à sa grand-mère.

Quatre jours, avant sa mort, la jeune femme devait repartir pour New York. Elle n’en a pas eu le temps. La gorge tranchée, des ecchymoses sur tout le corps et les poignets, le « corps brutalisé » de Desiree Hyacinth Gibbon a été retrouvé le long de la route, à environ 20 minutes de son hôtel.

Dimanche matin, (26 novembre 2017), la police a été appelée par des résidents qui ont trébuché sur le corps de la jeune femme dans des buissons, sur une route de campagne en Jamaïque.

Lorsque les autorités ont atteint le lieu du meurtre, à Long Hill, St James, « elle était entièrement vêtue, il lui manquait une sandale et son portable. Ses genoux ont été meurtris, et des blessures défensives ont été trouvées sur sa main gauche. Elle avait été violemment battue et sa gorge était coupée » peut-on lire dans les colonnes des journaux.

Desiree Gibbon a été identifiée par un parent proche qui l’a vue pour la dernière fois le jeudi soir le 23 novembre. Une autopsie a conclu que la jeune Desiree était morte suite à un « saignement excessif ». D’après, l’oncle de la victime, la police recherchait (en novembre dernier) deux femmes qui pourraient être liées au crime. Début décembre, les autorités jamaïcaines ont révélé qu’elles cherchaient activement une personne « d’intérêt ».

Ambitieuse et femme active, Desiree Gibbon est arrivée à la Jamaïque le vendredi 20 octobre 2017 et a séjourné trois mois sur l’île. La jeune femme recherchait un emploi pour financer son école de cinéma en Europe. Elle envisageait de parfaire son métier de réalisatrice de documentaires.
Sitôt débarquée, elle aurait obtenu un numéro d’enregistrement fiscal (TRN) et cherchait un emploi.

la jeune américaine devait repartir pour New York quand la macabre découverte a été repérée, elle était couverte de sang, dans les buissons d’Anchovy, une petite ville au nord-ouest de la Jamaïque.

Aux journalistes, la mère de la victime a déclaré à CBS New York : « Je crois que c’était un meurtre froid, calculé et planifié». Ce n’était pas un acte de violence aléatoire. C’est quelqu’un qu’elle connaissait, quelqu’un, en qui elle avait confiance et qui l’a trahie. »
Andrea Gibbon est également surprise que sa fille se soit rendue dans une petite ville comme Anchovy, qui est à environ quatre miles (6 kms) de l’hôtel de sa grand-mère à Montego Bay.

Son père, qui souhaite rester anonyme, a déclaré au Jamaica Observer, qu’il croit que sa fille a été « attirée» à l’extérieur de l’hôtel de sa grand-mère : « Parce qu’elle est sortie » sans ses papiers .

Son téléphone portable n’a jamais été retrouvé et son meurtre toujours pas résolu, intriguent et déconcertent la famille de Desiree Gibbon, frustrée par l’enquête qu’elle juge « lente ».

Pourtant une caméra de surveillance aurait enregistré les derniers mouvements de la jeune femme.
Sa tante Peggy Brunner, l’atteste dans ses déclarations au Daily News :

« Une caméra de surveillance l’a capturée qui sort de son hôtel la nuit de Thanksgiving.
Les images montrent Desiree Gibbon, portant un T-shirt, un short, des sandales et un bandana, qui marche vers le hall à 23h22. Elle retourne dans sa chambre avant de ressortir à nouveau à 23h27. L’enregistrement signale Desiree Gibbon qui se dirige vers la porte d’entrée et tourne à gauche. Elle est sortie de l’allée, a franchi une porte à gauche, et c’était la fin », a poursuivi sa mère, Andrea Cali-Gibbon.

La victime s’est promenée hors de l’hôtel appartenant à sa grand-mère. Elle avait son téléphone portable « américain ». La jeune femme aurait laissé son portefeuille et son téléphone « local » dans sa chambre.

Desiree Hyacinth Gibbon était mannequin. Elle est apparue dans un épisode de Blue’s Clues de Nickelodeon. Sa mère a déclaré au Daily News que sa fille « voulait voyager, connaître des pays et faire l’expérience d’autres cultures ». NBC New York rapporte que la jeune Gibbon était diplômée de WVU (West Virginia University), elle était titulaire d’un diplôme en journalisme.
« Elle avait prévu d’intégrer une Ecole de cinéma et voulait gagner de l’argent pour se former. Elle ne voulait pas que nous payions pour cela. Desiree souhaitait se débrouiller toute seule. » a précisé sa mère dans la presse new yorkaise.

En 2014, Desiree Gibbon a participé à une tournée nationale de sensibilisation au tabagisme organisée par le groupe anti-tabac Truth. La même année, elle aurait participé à Miss New York dans le cadre du concours Miss USA.

Les dernières informations liées à cette mort mystérieuse et tragique, sont celles de sa meilleure amie qui lui a rendu un très long hommage sur son blog, le 24 janvier 2018 « Losing My Best Friend, Desiree Gibbon ».

Dans cette lettre, Baked Ambrosia écrit : « La vie est très étrange. Le fait est, que nous allons tous subir de grandes pertes, si ce n’est déjà fait. Mais je n’ai jamais pensé que je me retrouverais à 26 ans en deuil de la perte de mon amie le plus cher. »

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images MailOnLine/JamaicaObserver/Baked Ambrosia/CBS New York