Municipales : Allons-nous vers un changement à Rivière-Pilote ?

Rédigé par : admin, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Lors d’un micro-trottoir à Rivière-Pilote, commune du sud de la Martinique, une femme de 48 ans m’avoue n’avoir jamais vu autant de quartiers généraux sinon aucun. Tous les candidats ont investi le bourg de la petite commune agricole.

Raymond Théodose, le maire sortant à son QG à l’entrée de la ville en face de la place, appelée « place la savann. » De nombreux posters indiquent la présence de ce lieu de réception et de diffusion de son programme.

Sur le même trottoir à quelques mètres de là, en face du marché, Édouard Maran se revendiquant comme étant le candidat légitime du MIM, y a son quartier général. Il était selon ses colistiers de tous les combats aux côtés du président de la CTM.

Sur cette même avenue principale, dans une ancienne agence bancaire, Denis Louis-Régis accueille les Pilotins qui veulent découvrir son programme. Une habitante de la commune âgée d’une trentaine d’années invitée à discuter leur a demandé de ne pas faire de promesses qu’ils ne pourraient tenir. Des promesses qui n’apporteraient aucun changement.

Toujours dans le bourg mais en face de l’ancien terrain de football, Jean-François Beaunol y a son QG. Candidat malheureux aux dernières élections mais qui tient à mettre son expérience et son expertise au service des Pilotins. Cette année saura-t’il faire la différence ?

A la sortie du bourg en direction de la Mauny, Vladimir Victor Veilleur, fils de Lucien Veilleur, ancien maire de Rivière-Pilote veut recréer l’unité pilotine.

Tous ceux que j’ai interrogé souhaite un changement. Un changement dans le domaine économique et également dans le domaine culturel.

Certains disent que Rivière-Pilote doit redorer son blason. Un homme d’une quarantaine d’années ne comprend pas pourquoi les nuits culturelles n’existent plus.

Une pilotine me confit qu’elle est consciente que le problème des inondations n’est pas facile à résoudre mais qu’il faudrait que la prochaine municipalité y pense sérieusement surtout que la saison des pluies arrive.

Certains repensent au prix Frantz Fanon, au salon du livre, aux programmes alléchants de fête patronale qui attiraient une parti de la population martiniquaise.

Une femme m’interpelle en me disant que le samedi, les trottoirs de la rue principale étaient bondés. Cela n’existe plus dit-elle avec nostalgie.

Les pilotons souhaitent sortir de l’immobilisme ambiant qui durent depuis de nombreuses années. Cette envie de changement se matérialise par la présence d’anciens militants du MIM sur toutes les listes en lice.

BDWI