Rétrospective : Nelson Mandela s’expose au Leake Street Tunnel de Londres

La ville de Londres et la fondation The Royal House of Mandela rendent hommage à Nelson Mandela depuis samedi 9 février 2019. L’exposition majeure, s’intitule « Nelson Mandela, The official Exhibition ».

Au Leake Street Centre Waterloo à Londres

Leader dans la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, emprisonné plusieurs décennies, le chef du parti de l’ANC, a pu compter sur de nombreux soutiens pendant son incarcération sur l’île de Robben Island. La ville de Londres et la nation britannique se sont beaucoup mobilisées pour la libération de Nelson Mandela.

L’apartheid en Afrique du Sud – Une société ségrégationniste

La visite qui peut durer plus d’une heure à The Leake Street Tunnel, retrace chronologiquement les différentes vies de Nelson Rolilahla Mandela. Sur 750 mètres carrés, des vidéos, des photos, des panneaux, des reconstitutions, des effets sonores et visuels plongent les visiteurs dans l’histoire coloniale et oppressive de l’Afrique du Sud pendant et après la guerre des Boers. De 1899 à 1902 les Afrikaners et les Britannique se battaient pour le contrôle total de l’Afrique du Sud. Après avoir coopéré un temps avec les anglais, les colons néerlandais ont instauré leur loi de protection blanche, en créant l’apartheid.

Les quartiers pauvres durant l’apartheid

Nelson Mandela a grandi très vite, son expérience dans la terre dure et rude de son village a beaucoup influé sur son caractère et forgé chez lui, l’âme du guerrier invincible qui décrochera le prix Nobel de la Paix, quelques années plus tard (en 1993).

Nelson Mandela et Fidel Castro

Son clan l’appelait Madiba. Nelson Mandela, le plus célèbre prisonnier politique du monde, est né le 18 juillet 1918 à Transkei en Afrique du Sud, de parents agriculteurs. L’enfant vivait dans une petite commune agricole à Mvezo Komkhulu. Dans cette contrée reculée du pays, les écoles et les installations médicales étaient rares. Les femmes comme les enfants devaient travailler la terre.

Les rites traditionnels 

Les tâches quotidiennes du jeune Nelson Rolilahla Mandela consistaient à paître, traire, nettoyer les enclos des animaux, faire des courses, aller chercher de l’eau et du bois de chauffage. Ces premières années ont eu un impact indélébile sur le leader qu’il allait devenir ensuite. A Mvezo Komkhulu, Mandela a appris à être fier de ses traditions, de sa culture et de son patrimoine africain. Rolilahla a su, des chefs et des aînés d’Aba Thembu, la valeur de la liberté de parole et de la collaboration, pour le plus grand bien des autres.

Quand l’adolescent Nelson quitte le Transkei et arrive à Johannesburg, la réalité n’a pas changé, les noirs travaillent pour développer l’économie dirigée par la communauté blanche. Etudiant, il s’insurge ouvertement contre l’apartheid et ses dérives. Résolu à croire que les hommes peuvent vivent libres et égaux, indépendamment de leur couleur de peau, Nelson Mandela devient un militant actif dans la lutte contre la ségrégation.

Le massacre de Shapperville en mars 1960

Condamné, fugitif, arrêté, Madiba passera 27 ans en prison avant d’être élu le premier président noir de l’Afrique du Sud (27 avril 1994).

Le matricule de Nelson Mandela : 46664

L’exposition dévoile encore plus. Mandela qui subit une circoncision à l’age de 16 ans. Il est en compagnie de son cousin Justice dans un lieu appelé Tyalarha sur la Rive Mbashe. Le jeune Mandela dans les mines d’or de la Couronne, est security guard. A Johannesburg, il commence ses premières manifestations contre l’apartheid, il est renvoyé de son université et découvre les mariages « arrangés ». Nelson Mandela se rebelle.

Nelson et Winnie Mandela 

On découvre son premier amour, ce n’est pas Winnie, mais la vie de famille sera compliquée pour les compagnes de Nelson Mandela. Homme de conviction et superstitieux, Nelson Mandela ne se séparait jamais de sa montre au bracelet en cuir rouge, elle était toujours à l’heure de l’Afrique du Sud, où qu’il se trouvait.

Nelson Rolilahla Mandela

L’exposition au 26 Leake Street Waterloo, sur les rives de la Tamise, se poursuit jusqu’au mois de juin prochain.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy


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