Nuisances sonores à Shoelcher : Des riverains de l’Anse-Madame sont excédés mais ne veulent pas « se faire taxer d’anti-jeunes »

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Publié dans : Actualites, Martinique
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Des riverains de L’Anse-Madame n’en peuvent plus. Ils se plaignent de nuisances sonores  causées par des rassemblements de jeunes sur la plage et sur la place du bourg pendant la nuit. « Depuis à peu près huit mois nous vivons l’enfer dès une heure du matin jusqu’à l’aube, du lundi au lundi » explique Patrick Rosalie, membre du collectif des riverains de L’Anse-Madame qui précise que « Le collectif ne veut à aucun moment se faire taxer ‘d’anti-jeunes.

Pour le Collectif des riverains de l’Anse-Madame, Patrick Rosalie explique la situation :

Un nouvel épisode a été ajouté au feuilleton que nous sommes forcés de vivre à L’anse-Madame Schoelcher, parce que quelque part l’establishment ne sait pas où ne les as pas suffisamment bien pendues pour prendre les responsabilités qui leurs incombent. Après avoir durement débattu et négocier avec la municipalité pour qu’une réglementation (un arrêté) soit pris pour que les riverains puissent vivre et dormir en paix.

Mais voilà que le Covid et toutes ses règles contradictoires viennent aussi à leur tour semer la zizanie sur la place dans notre quartier et aussi dans beaucoup d’autres endroits de la Martinique et ce en dépit de la sécurité des citoyens, des règles de distanciation sociales et le port du masque qui devrait être obligatoire quand des groupes de personnes se réunissent. Il me semblait aussi que les réunions publiques à plus de six n’étaient pas autorisées.

Donc depuis le premier dèconfinement la jeunesse ne pouvant s’amuser ailleurs que dans des grands espaces situés en zones résidentielles et viabilisés. Le collectif des riverains de L’Anse-Madame ne veut à aucun moment se faire taxer « d’anti-jeunes », car nous l’avons aussi été. Mais quand depuis à peu près huit mois nous vivons l’enfer dès une heure du matin jusqu’à l’aube, du lundi au lundi et la cause en est simple, le peu de discothèques ouvertes parce qu’elles servent à manger mais doivent impérativement fermer à une heure du matin. Et c’est les coffres remplis de boissons fauteuils… et surtout des sonos embarquées surpuissantes, avec les basses qui transpercent les murs de nos maisons.

Si nous savons bien compter, quand une cinquantaine de voitures débarquent avec trois ou quatre personnes dans chaque véhicule, soit pas loin de deux cents fêtards grisés, se souciant peu ou pas du tout des résidents qui pour la plupart vont travailler avec des mines pas fraîches. Mais l’impact nuisance ne s’arrête pas que là. Un nouveau stade a été franchi il y a quatre jours ; une vingtaine de coup de feu a été tirée en l’air fort heureusement, mais tous ceux qui se sont fait surprendre par les détonations, croyaient que ça se passait dans nos maisons. Les motos et véhicules sans chicanes à l’échappement faisaient plusieurs fois le tour du quartier.

Donc voici la situation posée, nous avons entendu les élus s’émouvoir, s’offusquer pour ce qui s’est passé la semaine dernière sur le parking du TCSP à la Carrère (certes un lieu privé) mais quand Mr le préfet, les élus de la collectivité et les maires vont se soucier du sort qui nous est réservé depuis huit mois. Nous voulons rappeler que les nuisances sonores (nocturnes) sont des fléaux combattus par le ministère de la santé, qui rend malade et peut même tuer. Hier soir nous avons bloqués les accès à la place aux véhicules entre 20hs00 et 6 heures ce matin, ça s’est très bien passé et surtout que la presse et les médias ont répondu présent. Mais nous restons mobilisés et déterminés à re bloquer tant qu’une solution pérenne n’aura pas été trouvée.

Nous déplorons aussi l’absence des élus de la majorité et remercions Franck Sainte Rose Rosemond qui une fois de plus à jouer son rôle d’élu du peuple. Nous rappelons aussi à Mr le maire Luc Louison Clèmentè que ce n’est pas une action menée contre lui et sa municipalité car ils ont rempli une partie de nos doléances. Mais souhaitons qu’ils travaillent à trouver une solution qui devrait satisfaire tout le monde.

Hier la gendarmerie a effectué plusieurs rondes, prête à nous venir en aide si la situation devait dégénérer, même s’ils nous ont rappelés que les blocages d’espaces publics n’étaient pas autorisés, mais ont compris notre mouvement de protestation puisque nous avons au moins plusieurs fois par nuit nous les appelons pour faire cesser les nuisances. Nous nous sentons impuissants et démoralisés de constater qu’une patrouille composée de trois militaires ne peut suffire face à deux cents fêtards.

Nous voulons aussi montrer notre stupéfaction quand l’un des membres du collectif va en gendarmerie déposer plainte pour ces faits répétés a maintes reprises. De nous entendre dire que cette plainte ne peut être prise en compte, parce que les gendarmes n’ont pas constaté les faits pour lesquels nus voulons porter plainte. Que faut il comme faits suffisamment graves pour que cette plainte puisse aboutir ? des blessés, des morts. Ja rappelle que plusieurs fois par nuits, nous les appelons et ils viennent souvent suite à nos appels. Que leur faut-il comme faits suffisamment graves pour que nos plaintes en gendarmerie soient prises en compte?

Donc nous reposons la question au préfet, à la collectivité et aux maires:
à quand un vrai lieu sécurisé et hors habitations pour que la jeunesse puisse s’amuser en sécurité, sans qu’ils ne se mettent en n danger ni non plus la population prise en otage en dépit de leur santé.

Remerciements au collectif des habitants de L’anse-Madame, la presse et les médias qui ont sussent répondre présent et qui pour le coup nous laissent espérer une victoire en publiant et relayant la situation que nous vivons.

À la jeunesse nous disons comprendre votre besoin de vous amuser, car jeunes nous l’avons été aussi. Et vous de comprendre que notre mobilisation pointe aussi du doigt pour nos dirigeants, le manque d’espace, de lieux où vous pourrez vous amuser, vous défoulez en sécurité.

Pour le Collectif des riverains de l’Anse-Madame
Patrick Rosalie