Paris-Guadeloupe : Les Viking survoltés ! Concert tonique au New Morning (photos et vidéo)

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Vendredi dernier, 31 mars, les Vikings et le public du New Morning étaient fusionnels.

Normal !  C’était « Enko on ti tou » (1966-2016), une nouvelle occasion de fêter les 50 ans d’anniversaire du groupe le plus mythique de la Guadeloupe.

Avec plus de 300 personnes, la petite salle au 9 rue des Petites écuries a vibré au son des titres nostalgiques du groupe « les Vikings » qui a refait surface en 2016.


Sans bougies mais avec beaucoup d’émotion, cette soirée du 31 mars a réuni un public acquis au groupe mais très divers. Soudés, puissants et performants les musiciens. Les prestations des anciens du groupe « Les Vikings de la Guadeloupe » ont bluffé tous les spectateurs du New Morning.

Spectacle divin ! Malgré leurs nombreux déplacements et leur longévité, ils n’ont pas démérité. Les Vikings ont tenu jusqu’au bout de la nuit, le public était subjugué !

Mais avant cela, une surprise de taille. Un expert guadeloupéen du Kâ ! Il est l’ancien musicien de Kassav, d’Eugène Mona, de Guy Konket, de Papa Wemba ou de Pierre Akendengue. C’est Roger Raspail.

Les premiers coups de tambour ont frappé dès 21 heures.

Ouvrir la soirée des Vikings ! Une aubaine pour Roger Raspail, l’ex-musicien de la chanteuse Cesaria Evora a salué respectueusement ses compatriotes, les Vikings, qui lui donnent « l’opportunité de jouer ce soir » . Et Roger Raspail, l’ancien musicien de Malavoi et ami du pianiste de Billie Hollyday s’installe dans un solo puissant, dansé et porté à bout de bras sur les mobiles des spectateurs du New Morning.

Depuis le 3 mars, le Guadeloupéen de Capesterre-Belle-Eau qui a réalisé Dalva, le premier album sous son nom, promotionne son premier opus, ce soir il est sur la scène du New Morning.

Vendredi 31 mars, Roger Raspail et ses musiciens ont marqué le tempo. D’abord avec son Gwo Ka, le musicien guadeloupéen a ouvert un solo de tambour et enchaîné avec une biguine envoûtante « An ti Case là ». Guitare, Basse, clavier et violon en action avec Nicole Wagner Di Reinhardt, Florian Pellissier, Sylvain Padra, Franck et José Curier pour quatre titres qui ont fait le show durant 50minutes.

Calypso, Bossa, Biguine et Cadence. Et entracte et transition se terminent à 22h04,  quand les Musiciens des « Vikings » finissent leur mise en place.

« Les Vikings ». Premier titre, souvenirs et cris sur « Dégagé mwen ké fouté fê ». Une longue soirée pour les inconditionnels de cette musique légendaire des années 1960-1970 qui s’achève dans les années 1980 avec l’arrivée du zouk. A l’époque, les « Vikings » de la Guadeloupe jouait de la « musique antillaise » tout simplement.

Habillés en blanc pour certains et noir et or pour d’autres, le chanteur vedette du groupe Max Severin, fait la différence avec sa  veste rouge. La formation complète est sur scène, le saxophoniste Camille « Soprann » Hildevert;  le guitariste Max Iréné Jacquet et les chanteurs Max Severin et Ipomen Leauva.

Un demi-siècle de titres qui sont devenus des légendes dans le monde musical aux Antilles.

Rares dans les années 1990 et 2000, ils ont eu des occasions de revoir le public antillais. Ce sera en 2013 où il rassemble plus de 6 000 personnes à Fort-de-France (Martinique). Et en 2016, avec l’album « Enko on ti tou », le public métropolitain découvre ces « anciens » sur des scènes parisiennes. 2016, sera l’année anniversaire d’un demi-siècle des Vikings.

Un challenge pour le jeune producteur métropolitain, Franck Descollonges du label Sweethness qui découvre le disque vinyl antillais des Vikings et le groupe de légende créé au milieu des années 1960.

Salsa, cadence, kompa direct haïtien, biguine, tambour ka, bèlè, un mélange qui n’a pas laissé insensible le public survolté dans une salle transformée en dancing où sueur, rythmes, larmes de joie ont permis au groupe de tenir malgré la fatigue.

22h40. Saxo ténor, saxos, contre basse et basse livrent les notes de « Mizik à Neg bel, bel, bel ».

Pour souffler, Max Severin triche avec talent. L’occasion de présenter une nouvelle fois les artistes « heureux d’être ici ». Sur la scène du New Morning, côtoient les « frères de combats », Camille Soprann’ (saxo), Guy Jacquet (Guitare), Richard Descieux (trompette), Gérald Grandman (saxo), Rudy Descieux (saxo), Hector (clavier), Jean-Paul (basse) et Willy au Piano.

Dans un concert de cris, une icône apparaît, écharpe rouge, costume blanc et lunette de soleil, le chanteur fondateur Fred Aucagos dit Fredo le rentre sur scène.

Le fondateur du groupe chante dans une salle surchauffée et apprivoisée forcément par les Vikings : «Sur la plage romantique», le tube de Pascal Danel (chanteur français d’origine Corse).

Le quart d’heure romantique n’échappe pas aux couples qui se forment spontanément et dansent mais « colés ».


Et « Fredo » qui apostrophe la foule en lui rappelant le nombre d’enfants qui sont nés sur cette balade, « le quart d’heure de charme qui aura peuplé la Guadeloupe » en son temps.

L’histoire de Fred Aucagos dit Fredo est une belle page dans la musique antillaise.

Nous sommes en 1966, le jeune homme fait ses preuves dans le milieu du show bizz à Paris. Le guadeloupéen se prépare à signer un contrat pour se lancer dans le chant après des études de musique chez Line Renaud.

Mais, il n’est pas majeur, il n’a que 21 ans, son père le président du club de foot, la « Red Star » en Guadeloupe, le rapatrie illico. Le jeune homme ne perd pas son temps et créé la même année (7 février 1966) les Vikings (surnom du club de foot paternel) avec ses quatre copains, sur scène ce vendredi soir au New Morning. « Nous avons formé les Vikings, nous étions au lycée ! », clin d’œil à leur jeunesse.

23h10. La vedette « Fredo » quitte la scène et les bras levés, les spectateurs entonnent « O ti nama, O papa ti nama ».


Colette près de la scène, est une amie de la famille et nous tentons de comprendre ce qui pousse la jeune femme à suivre le groupe dans ces déplacements. Elle descend de l’avion, elle vient directement du Moule, tout est prévu pour suivre la tournée parisienne des Vikings.

Quant à Mérielle (veste en jean), elle a choisi de faire face aux musiciens et en première ligne depuis le début de la soirée, elle ne rate rien. Ses parents originaire de Grand-Rivière et de Fort-de-France en Martinique, ont passé le flambeau à la jeune antillaise qui corps avec tous les tubes du groupe antillais Les Vikings de la Guadeloupe.

Cette nouvelle sortie des légendaires musiciens au nom scandinave « Les Vikings » aura une nouvelle fois confirmée cette adage : « C’est dans les vieux canaris qu’on fait de bonne soupes ».

Satisfait de leur performance, Franck Descollonges du label Sweethness (au centre), nous annonce qu’il travaille avec le groupe sur des nouveaux morceaux.

Une formation fin prête pour un nouveau départ. Le groupe guadeloupéen est attendu en Colombie (Amérique Latine) pour d’autres concerts à la fin du mois d’avril.

La soirée au New Morning s’est ensuite poursuivie dans une ambiance spéciale tropicale DJ set grâce à Emile Omar.

Ecoutez Franck Descollonges du label Sweethness,

Il explique comment il a découvert les Viking de la Guadeloupe et son sentiment sur la soirée réussie de ces « poulains » au New Morning :

L’ambiance avec les Vikings au New Morning le vendredi 31 mars 2017 à Paris (vidéo ci-dessous)

Les Vikings de la Guadeloupe sur PBK

Publié par C'news Actus Dothy sur jeudi 6 avril 2017

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
Photos C’news Actus Dothy


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