Paris : Inimitables et uniques, les tableaux du caribéen, Jean-Michel Basquiat s’exposent à la Fondation Louis Vuitton

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Après avoir squatté très longtemps les bas-fonds new yorkais, les toiles de Jean-Michel Basquiat se vendent aujourd’hui à prix d’or, dans les plus grandes galeries, Manhattan, Paris ou Londres.

« Il faut comprendre que Basquiat défendait le pluriculturalisme. Il ne défendait pas seulement cette idée d’être noir (…) Il était « Tout », il voulait être « Tout ». Il était américain, il était caribéen, il était espagnol, il parlait le français couramment, puisqu’en Haïti, on parle français. Il se sentait métis de toutes ces cultures. » . (Une commissaire de l’exposition Jean-Michel Basquiat. A voir en vidéo, en fin d’article).

Et la fusion de ces cultures, laisse un immense héritage artistique aux passionnés d’Art, aux fans de l’artiste et traduit surtout la vision avant-gardiste de Jean-Michel Basquiat pour le Street’Art, le dessin numérique et ses « copier-coller », le sampling, l’Art et la récupération artistique.

De 1980, à Times Square où il expose ses premières œuvres à sa mort, le vendredi 12 Août 1988, le jeune peintre haïtien aura tout exprimé sur les supports qu’il pouvait récupérer.

S’entrecroisent par thème, l’anatomie qu’il découvre enfant sur un lit d’hôpital, la musique, Bebop, Hip Hop,  la rue, les murs qu’il tague (Downtown 81), la religion vaudou ou catholique (Gold Griot 1984), ses héros et guerriers noirs qu’il exalte, Cassius Clay, Sugar Ray Robinson (Boxer 1982), le racisme qu’il dénonce (Jim Crow 1986), la négritude qu’il tourne en dérision, ses multiples collaborations dont les dernières sont signées de son ami Andy Wharol à la Factory ( Collaboration with Andy Warhol (1984) et 6,99 Jean-Michel Basquiat & Andy Warhol) ou son premier voyage en Afrique, ce sera en Côte-d’Ivoire à Abidjan en 1986.

Dans ses peintures, Jean-Mihel Basquiat s’interroge souvent  sur la vie des Noirs dans un monde de Blancs, sur l’afro-américanisme, sur la négritude et sur le racisme. Irony of the Negro Policeman est dessiné en 1981.

Du 3 octobre 2018 au 14 janvier 2019, la Fondation Louis Vuitton expose les œuvres du prodigieux dessinateur autodidacte, Jean-Michel Basquiat.

Deux niveaux de la Fondation Louis Vuitton, organisés en 9 galeries accueillent dessins, graphismes, petits ou grands formats, les peintures aussi expressives et complexes de l’américain qui quitte définitivement les bancs de l’école en 1978 pour vivre de son Art.

Ses influences musicales sont celles de Charlie Parker, Duke Ellington ou Thelonious Monk, pianiste et compositeur afro-américain, connu pour ses improvisations. Il est également un des fondateurs du Bebop.  Thelonious Monk est connu comme l’un des musiciens et compositeurs, fondateurs du Jazz moderne.

La  courte vie de Jean-Michel Basquiat aura été aussi électrique et foudroyante que sa mort.

Jean-Michel Basquiat est né le 22 décembre 1960 au Brooklyn Hospital de New York, sa mère Mathilde Andrades, est originaire de Brooklyn de parents porto-ricains. Gérald Basquiat, le père de Jean-Michel est haïtien. Sur les toiles de Basquiat, l’anglais américain et l’espagnol prédominent (Culebra 1981). Cette langue latino qu’il a étudié auprès de sa mère.

En 1988, le peintre visionnaire surdoué, succombe d’une over-dose de médicaments, à vingt sept ans dans son lodge à Great Jones Street dans New York. il est enterré au Greenwood Cemetery de Brooklyn.

Durant trois mois, la Fondation Louis Vuitton met en vitrine plus de cent vingt œuvres de Jean-Michel Basquiat.

Durant une décennie, ses coups de pinceaux, ses choix artistiques décrivent aussi bien la rage de l’homme noir « se confrontant au racisme » et aux violences policières que les enjeux sociaux économiques d’un environnement qui s’éteint. En moins de dix ans, Jean-Michel Basquiat d’origine haïtienne et porto-ricaine a réalisé plus de deux mille dessins et plus de mille peintures.

Même si ses productions ont fasciné New York, le reste des Etats-Unis, l’Europe et le monde entier, l’ascension du peintre n’est effective que ces dernières années. En 20 ans, selon les chiffres de Selin Chtayti, la côte des œuvres de Jean-Michel Basquiat a grimpé de 2 000 %.

A la mort de l’artiste, ses meilleures œuvres ne dépassaient pas les 100 000 dollars, aujourd’hui sa toile Self-Portrait (1982) qui a atteint 3,3 millions de dollars chez Sotheby’s à New York en novembre dernier, fait de Jean-Michel Basquiat, «  l’artiste contemporain le plus cher du marché de l’Art ».

En 2018, avec un budget de 100.000 dollars, seuls de petits dessins sont désormais accessibles.

« Jean-Michel a vécu comme une flamme. Il a vraiment brûlé vivement.
Puis le feu s’est éteint. Mais les cendres restent chaudes… »
( Fab 5 Freddy, ancien graffeur et historien du Hip Hop )

Le tableau Zydeco (1984) est un hymne à la musique cajun. Un air joué durant le carnaval en Louisiane qui lui vient directement des origines haïtiennes, transmises par son père. Une commissaire d’exposition, explique en détail les influences diverses qui ont construit l’Art de l’artiste Jean-Michel Basquiat.

Samedi 29 septembre 2018, une place  Jean-Michel Basquiat a été inaugurée dans le  13e arrondissement de Paris.

Ecoutez la  commissaire :

Jean-Michel Basquiat une vie et une oeuvre fulgurante (C'news Actus Dothy)

CARAÏBE – USA – PARIS – ZIDECO (tableau peint en 1984) : A la FONDATION LOUIS VUITTON (…) Plus de 120 tableaux de JEAN-MICHEL BASQUIAT sont (…) Une commissaire d'exposition explique les influences (…) REPORTAGE & MONTAGE : Dorothée Audibert-Champenois C'news Actus Dothy Antillesboxmail – Dothy A VENIR sur PBK;

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur Jeudi 4 octobre 2018

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy

Images et vidéo  C’news Actus Dothy