Perle Lama, une « Femme du monde »

Vues : 167

PBK--Perle-Lama--Interview--02

C’est en pleine promo de son nouvel album « Perle L’amazone« , que nous avons retrouvé Perle Lama. Égérie de la nouvelle Citroën C3 en Martinique, la jeune chanteuse a accepté de nous accorder une interview. C’est une jeune femme radieuse et débordante d’énergie que nous avons rencontré, le mercredi 18 août.

PBK : – Bonjour Perle, comment vas-tu ? Et est-ce que ça va mieux depuis hier ?.

Perle : – Oui ça va mieux merci ?  J’entends un peu mieux. Hier,  je me suis réveillée avec l’oreille gauche complètement sourde. En ce moment je ne sais pas ce que, apparemment ça à un rapport avec l’air mais je me soigne. Ça va mieux et j’ai la pêche pour faire une Interview avec toi, tranquille.

PBK : – Tant mieux et merci d’être venue. Alors qui est Perle Lama ?

Perle : – Tu veux savoir qui est Perle Lama la chanteuse ou la personne ?

PBK : – Les deux !

PBK--Perle-Lama--Interview--07

Perle : – En tant que chanteuse, je me présente. Depuis l’âge de 3 ans j’ai commencé à aimer la musique. J’aimais bien apprendre des chansons par cœur, des chansons de dessins-animés, des chansons que je pouvais chanter à la chorale, puisque j’étais dans une église à l’époque. Je  chantais aussi dans des foyers pour jeunes en difficultés parce que ma mère travaillait à l’aide sociale à l’enfance. J’avais pour habitude de venir sans être forcément l’artiste Perle Lama. Je chantais dans les hôpitauxPar exemple à l’hôpital Necker à Paris, je proposais mes services, et puis je venais chanter. Je passais dans la chambre des enfants, je mettais des petites ailes de fées et  j’interprétais des chansons de Disney et puis au fur et à mesure l’envie d’en faire mon métier c’est préciser.

A l’âge de 14 ans j’étais en Martinique en vacances (dans mon île natale) et  je montrais souvent à ma famille que je voulais chanter, et puis un jour, une de mes tantes m’a dit « Perle y’a un concours de chant et si tu veux y participer c’est aujourd’hui ».  Je me suis inscrite et puis l’aventure  à commencer, avec mon premier album « Challenger » à l’issu du concours GM Harmonie.

PBK : –  Es-tu une chanteuse épanouie ?

Perle : – Épanouie oui, dans mon art., parce que je fais ce que j’aime. Mais c’est vrai que dans la réalité de ce milieu je ne pourrais pas dire que je sois épanouie. Parce que ça fait beaucoup de contraintes, pas forcément visibles.  On évite de montrer ce côté moins agréable au public, parce que c’est pas ce qui fait rêver. Heureusement qu’il y a le public qui apporter de l’ amour, du soutien parce que la réalité du milieu est vraiment difficile ici.

PBK--Perle-Lama--Interview--01

PBK : – Comment fais-tu pour t’en sortir dans « cette jungle »?

Perle : J’ai été sur mes 3 albums entourer de producteurs qui avaient chacun leur expérience, leur savoir faire, et j’étais pas forcément tout le temps d’accord avec leur procédé dans l’aspect artistique. Je crois que cela a créé une certaine frustration pour mon art. Alors j’ai décidé de  me lancer dans l’auto-production, de voir réellement ce que ce ça donne de faire un disque. Aujourd’hui avec la réalité du marché le retour n’est pas aussi facile qu’avant mais cela m’apporte de l’expérience et de l’enrichissement personnelle. Je me sens plus à l’aise maintenant que je suis autonome. Je peux choisir les gens avec qui je travaille, dans quelle direction va mon travail, ce que j’ai envie de montrer au public, quels messages j’ai envie de faire passer, quelles cibles. Ces questions sont essentielles pour savoir qui on est réellement et comment on veut se présenter au publics.Certaines productions parfois ont privilégié l’aspect commercial et pour « Emmène-moi », qui est un très beau clip, mais trop porter sur la légèreté. Après je me suis demandée comment j’allais paraître aux yeux des gens. A mes débuts les gens de mon pays m’ont apprécier pour ma qualité artistique et vocale et pas pour les atouts physiques ou autres et que les productions en France ont voulu mettre en avant. J’ aurais pu basculer dans la vulgarité ou la légèreté mais j’ai veillé à ce que ça ne soit pas le cas. Je pense qu’avec du recul, si le public regarde de plus près, il y a une évolution et aussi une histoire à travers les clips, les chansons et mes nouveaux projets.

PBK--Perle-Lama--Interview--04

PBK : -« Mais tu n’es pas toute seule, tu as quand même des gens qui t’accompagnent ? »

Perle : » Bien sur, quand je dis toute seule, je parle de l’autonomie de ma structure et et le fait d’être « chef d’entreprise ». Je choisis des gens qui ont eus-même leur structure autonome et qui vont joindre leur compétence à mon projet. Ce n’est pas forcément des gens qui restent  au seins de mon entreprise mais qui ont apporté un savoir-faire à un moment précis.Par exemple, les compositeurs Joël Jaccoulet et Vincent Huet, qui a fait le titre « comme l’air »,  j’apprécie ce genre de collaboration. En fait les rencontres que je fais et les collaborations artistique ne sont pas calculées, on s’est rencontré à un instant T, on à échangé, on a parlé et on à vu qu’on avait des choses en commun artistiquement. Ca donne à chaque fois un résultat positif, comme aujourd’hui, Perle L’Amazone, un album de 19 titres avec des intervenants, des featurings reggae (Saël sur le titre « You and me »), hip-hop, rap. C’est ma volonté de vouloir vraiment mélanger les tendances. J’ai des influences qui viennent d’Europe, des Antilles, des États-Unis, et c’est super intéressant de pouvoir les mettre ensemble. Après, dans ma structure les gens qui m’aident, qui sont proches de moi et qui collaborent avec moi c’est ma sœur et ma mère donc c’est une « family affaire ».

PBK : – Est-ce qu’on peut dire que tu es devenue une redoutable femme d’affaire ?

Perle : – Non mais je peux dire simplement  je me lance et c’est mon premier « bébé » que j’ai fais de A à Z. Je vais voir de moi-même comment il évolue avec le temps.

PBK : Es-tu satisfaite jusqu’ici?

Perle : – Oui.

PBK--Perle-Lama--Interview--05

PBK : Tu es l’ égérie de la nouvelle Citroën C3, peut-on dire que c’est la chanteuse qui associe son image à la marque ou le contraire ?

Perle : – Disons que c’est une histoire qui se poursuit parce que ça à commencer il y a 10 ans. La première voiture s’appelait Citroën Saxo Perle. L’ idée  m’est venue comme ça quand je collaborais à l’époque avec Gilles Dégras. En terme de communication on travaillait ensemble et on partageait des idées. Un jour je lui ai dit « Tiens gilles, allons faire un truc un peu à l’américaine, un truc pas encore vu, on fait la nouvelle voiture Perle. » Et il m’a dit que ça pourrait être une bonne idée et puis il m’a demandé comment je pouvais l’imaginer. Je l’imaginais avec des panneaux d’affichages, des spots et je me suis vraiment projetée dans cette idée là. Et les gens ont suivis, parce que l’aventure était en série illimitée, elle est passée en gamme et puis j’ai collaboré avec eux, ils ont réalisé un spot publicitaire qui a permis aussi d’avoir une belle promotion avec un certain prestige que j’ai apprécié ainsi que  le public. Dix ans plus tard ma carrière à évoluer positivement et Citroën aussi Ils ont voulu poursuivre l’histoire et je me suis prêter au jeu. C’est toujours bien d’avoir un soutien médiatique comme celui-ci parce que les gens apprécient ce qui se fait autour. On va faire un concert en septembre sur invitation. C’est un concert qui va permettre de découvrir mon album, de découvrir ma voiture Citroën et d’être dans un esprit à l’américaine.

PBK : – A part la musique, travailles tu sur d’autres projets en ce moment ?

Perle : – Pour le moment je collabore avec des projets qui non rien à voir avec ce que j’ai l’habitude de faire. En fait ce sont des sitecom, toujours dans l’influence positive de l’Amérique. Je trouve que c’est bien justement qu’ils puissent avoir ce genre de projets. Ce sont des jeunes qui ont réaliser un site qui s’appelle (rudebwoycake) et c’est un peu comme la réalité du pays avec de l’humour un peu comme caméra café, mais c’est en créole. Donc j’ai prêté mon image à ce projet et je me suis prêtée au jeu et franchement j’ai passé une superbe journée. Il y avait des jeunes de mon âge, des plus jeunes que moi et on avait chacun notre expérience, chacun notre vie. Ça m’a fait vraiment sortir du côté Perle Lama et eux-même m’ont vue sous un autre jour. J’aime bien ce genre de projet et je suis dans cette direction de nouvelles expériences, de nouveaux horizons.

PBK--Perle-Lama--Interview--06

PBK : – On en arrive à ton nouvel album. Pourquoi Perle L’amazone ? on peut le décomposer je crois! Explique nous ça un peu.

Perle : – En fait, j’ai voulu jouer là-dessus, c’est pour ça que je l’ai écrit en un mot « Amazone » et c’est bien que tu le décomposes comme ça parce que ça à pleins de petites connotations et pleins de liens. En fait Amazone tout simplement parce que dans ma tête  ma vision de ce métier c’est comme dans une jungle urbaine et donc dans cette jungle je dois être une amazone, une famn doubout,  fanm au combat, et en même temps une femme qui à sa personnalité, son univers et qui convie les autres à partager ce monde. C’est pour tout ça que j’ai choisi ce mot là. Je trouve que le symbole est fort, ça à un rapport très puissant avec la femme et le rapport ying/yang, l’ équilibre homme/femme. C’est vraiment l’équilibre des deux que l’amazone possède en elle que je trouve intéressant comme symbole et zone parce que c’est la zone de Perle.

PBK : – C’est un très joli thème que tu abordes dans ton album. Je suppose que c’est le thème général !?

Perle : – Tout à fait !

PBK : – Beaucoup de jeunes femmes chantent l’amour de nos jours. Pourquoi as-tu choisi de rendre hommage aux « Femmes du monde » ?

Perle : – Et bien c’est important pour moi, parce que je pense que c’est aussi le rapport que je dois avoir avec ma mère, la fierté que j’ai de son courage de m’avoir élevée, d’avoir passé ses épreuves et d’être toujours présente pour moi. J’observe beaucoup les femmes autour de moi dans la société actuelle et elles sont vraiment des êtres spéciaux, des êtres qui ont une force, une douceur. C’est un mélange d’émotion que je ressens et qui correspond totalement à l’époque dans laquelle on est. Pour moi c’était important de rendre hommage à nos mamans, à nos sœurs, à nos cousines. C’est aussi pour que les hommes puissent dire les choses parce qu’il y a des hommes qui n’arrivent pas forcément à exprimer tout ce qu’ils ressentent envers une femme et je pense que le sens profond d’une chanson c’est ça. C’est un message pour les hommes et les femmes.

PBK : – Et c’est certainement ce qui explique le succès du titre. Beaucoup de femmes l’adorent, beaucoup de mamans, beaucoup de jeunes filles. Et bien merci beaucoup d’avoir penser à nous.

Perle : – Merci à vous les femmes de m’avoir inspiré.

PBK : –  Des projets ?

Perle : – Oui beaucoup de projets. Que cet album puisse aller au-delà des frontières, qu’il soit exporter le plus loin possible et vraiment je dis ça sans limite parce que c’est la direction dans laquelle on doit projeter notre musique parce qu’elle est belle. La musique Caribéenne à un pouvoir elle est vraiment  puissante mais il faut en faire quelque chose de beau.

PBK : – Merci beaucoup Perle. Continue de nous faire rêver.

Perle : – Avec plaisir, merci.

PBK--Perle-Lama--Interview--03