Pétition : « Non à l’expulsion inhumaine de la famille dominicaise » hébergée au Prêcheur

Pétition : « Non à l’expulsion inhumaine de la famille dominicaise » hébergée Prêcheur

Arrivée en Martinique suite à l’ouragan Maria, qui a ravagé la Dominique, la famille Durand est hébergée au Prêcheur chez des membres de leur famille. Sans titre de séjour, les époux et leurs sept enfants ont reçu un avis d’expulsion et ils doivent quitté la Martinique leur a annoncé la Préfecture.

Une pétition a été publiée en ligne par l’association Moun, pour demander au préfet de réexaminer le cas de la famille Durand et de faire annuler l’avis d’expulsion :

« Monsieur le Préfet,

Au travers de cette pétition nous vous demandons d’examiner avec toute l’attention nécessaire le dossier DURAND, ressortissants dominicais, vivants au Précheur, Martinique.

Après le passage de l’ouragan Maria sur la Dominique, en septembre 2017, ils se sont retrouvés au précheur en effectuant une traversée plus que périlleuse. Ils ont risqué de perdre leur plus jeune enfant aujourd’hui âgé de 2 ans et qui se porte à merveille.
Tout cela afin d’offrir un avenir à leurs enfants suite à la perte de leurs biens et à la destruction de leur ancienne vie.

Cette famille est sur le point d’être expulsée de Martinique pour des motifs profondément injustes et surtout incompréhensibles.
Cette famille est composée, outre des parents, de 7 enfants intégrés, scolarisés et ayant de très bons résultats.

Il y a des décisions qui sont profondément injustes. Nous avons le devoir et le droit de dénoncer et surtout d’agir de sorte de les modifier !

Et il se trouve que vous ,préfet de Martinique, avez pris la décision inhumaine de les expulser suite au rejet injustifié de leur demande de titre de séjour.
Nous ne comprenons pas cette décision surtout :
→Quand le pére de famille est Marin pécheur et Martiniquais de part son pére.
→ Quand ce pére de famille entretient des relations constantes avec la Martinique depuis son enfance, plusieurs témoignages l’attestent
→ Quand la mére de famille a la garantie d’une embauche (si sa situation est régularisée)
→ Quand les enfants sont scolarisés en Martinique et intégrés depuis 1 an avec d’EXCELLENTS résultats
→ Quand les enfants sont inscrits pour la rentrée de septembre 2018
→Quand cette famille est hébergée chez leur grand-mére, qui leur apporte,joie, soutien et assistance
→Quand cette grand-mére affirme, que ce serait une déchirure sans nom, si elle devait être séparée de ses enfants et petit enfants, sachant qu’ils seraient renvoyés vers une situation de détresse.

Nous sommes ici dans le cas d’une famille parfaitement intégrée et méritante.
Connaissant l’histoire qui nous lie à la Dominique et à bien d’autres pays de la Caraïbes, nous considèrons comme beaucoup de personnes humaines Martiniquaises, qu’il est essentiel de traiter des situations exceptionnelles avec une attention accrue et ainsi tenir compte des spécificités d’une famille intégrée socialement, humainement et professionnellement pour ne pas commettre une erreur de jugement !

Nous signalons que MOUN a déposé par l’intermédiaire de Me. MONOTUKA un recours pour annuler cette décision.

MOUN condamne fortement toutes les tentatives d’intimidations envers la famille par les agens de l’état Mr LISIMA et Mme FARVEAU, qui sont dans la menace et l’exces de zéle, au lieu de l’accompagnement et de l’information .

Ainsi en vertu du principe de fraternité, validé par le conseil constitutionnelle le 06-07-2018, nous vous invitons à revoir votre humanité , afin d’offrir à cette famille un avenir serein, dans le respect et la dignité de la personne humaine à travers la famille humaine que nous formons tous.
Nous osons croire à l’humanité qui vous a engendré….et qui vous a fait fonder une famille »

« Sommes nous devenus insensibles? » Poursuit l’association déterminée à obtenir le maximum de signatures pour faire annuler cet avis d’expulsion : « Notre humanité est elle morte ?
Nous pensons que Non ! c’est pour cela que nous invitons toute la famille humaine à *signer cette pétition* et à se tenir prête pour que cette situation inhumaine n’entache pas notre humanité Martiniquaise. »