Police-Tuerie : Le récit du jeune policier ayant abattu le tueur Mickaël Harpon

Il a accompli sa mission « avec réactivité, son attitude a été purement et simplement exemplaire », dans la presse, les hommages rendus sont unanimes autour de l’acte de bravoure du gardien de la paix ayant abattu le tueur de policiers, jeudi 3 octobre aux environs de 13 heures. L’agent de la paix qui a arrêté la folie meurtrière du tueur aurait du être décoré de la croix de la Légion d’Honneur ce mardi 8 octobre mais le policier a préféré attendre. Il le sera comme l’ont été les 4 victimes, Damien Ernest, Anthony Lancelot, Brice Le Mescam et Aurélia Trifiro mais « ultérieurement ».

Huit jours après le drame qui a tétanisé la France entière, sous réserve d’anonymat, le jeune policier de 24 ans a décrit comment il s’est retrouvé face à face avec Mickaël Harpon.
Interrogé par les journalistes de France 3, le gardien de la paix, affecté au poste de surveillance de la Préfecture de police de Paris, très récemment, décrit une scène glaçante : « Une collègue qui venait de la cour de la préfecture m’a apostrophé, sanglotante et affolée ». Elle lui raconte  les faits atroces qui se sont déroulés au sein de la préfecture : « Elle a affirmé qu’un terroriste se trouvait dans l’enceinte, armé d’un couteau et qu’il venait de poignarder plusieurs collègues », indique le jeune agent.

Alerté, le surveillant en poste depuis seulement six jours, à la préfecture, a vite compris la gravité de la situation. Il tire en direction de l’assaillant en le touchant au niveau du torse. « Malgré cette blessure, il a continué sa progression avec détermination » poursuit le policier. En dépit de sommations, le martiniquais « le bras droit à l’horizontale, la pointe du couteau dirigée vers lui », avançait toujours dans sa direction. L’agent de la paix tire une seconde fois et abat Mickaël Harpon.

Mardi 8 octobre 2019, une cérémonie de deuil et d’hommages, présidé par le chef de l’Etat,  a eu lieu dans la cour de la préfecture de police, là même où a lieu la tuerie.

L’identité du tueur a vite été dévoilé et son profil de musulman « radicalisé » fait craindre aujourd’hui les pires scénarios. Dans son bureau, des données numériques de policiers, avec leurs noms et adresses ont été retrouvées sur une clé USB. L’homme d’origine martiniquaise exerçait au sein de la préfecture de la police de Paris depuis plus de 20 ans. Attaché au service maintenance informatique, employé à la direction du Service du renseignement à la Préfecture de Police (la DRPP), Mickaël Harpon avait accès à des informations très sensibles. Son domicile a été perquisitionné, son frère a été entendu comme témoin et sa femme est restée plus de 72 heures en garde à vue.

L’enquête est confiée à la brigade criminelle de Paris pour chefs d’homicide volontaire et de tentative d’homicide volontaire sur personnes dépositaires de l’autorité publique, l’IGPN Délégation Paris a été saisie ainsi que la cellule anti-terroriste de Paris.

Mardi 8 octobre, le président de la République, Emmanuel Macron a eu un discours très grave, appelant à tous les français à faire bloc face à l’hydre islamiste.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images Captures d’écran