Prison de Ducos : La ministre de la Justice rappelée à l’ordre pour non- respect d’une décision de Justice !

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
Mots clés :

Communiqué du Syndicat Local Force Ouvrière Pénitentiaire

« Prison de Ducos : La ministre de la Justice rappelée à l’ordre pour non- respect d’une décision de Justice !

Le tribunal administratif condamne le MINISTERE de la JUSTICE !
Cinq ans après une décision du tribunal administratif de la Martinique qui pointait l’indignité des conditions de détention au sein du centre pénitentiaire de Ducos, certaines des mesures prescrites pour améliorer la situation n’ont toujours pas été mises en œuvre par l’administration. Dans un jugement du 18 juin 2019, le tribunal ordonne sous astreinte que cela soit fait dans les 3 mois.

Dans un jugement du 18 juin 2019, le tribunal a relevé que la ministre de la Justice n’établissait toujours pas s’être soumise à l’ensemble des injonctions prononcées par le juge des référés en 2014. Il a donc fait droit à la demande de l’OIP et prescrit à l’administration « de procéder à des travaux permettant que les cours de promenade du centre pénitencier de Ducos restent utilisables même en cas d’intempéries et de prendre les mesures nécessaires à la rémunération par le service public hospitalier d’un médecin généraliste supplémentaire à plein temps et à l’intervention d’un médecin la nuit et les week-end en tant que de besoin, dans un délai de trois mois » sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

A ce jour cette disposition n’est toujours pas réalisée , les Personnels de surveillance doivent toujours se rendre aux urgences pour la « BOBOLOGIE » ou la délivrance d’un DOLIPRANE, en mettant la SECURITE de ‘Etablissement en DANGER ! En mettant les Personnels de SURVEILLANCE en DANGER !!!

Alors que le juge des référés avait estimé nécessaire d’ordonner la réalisation en urgence d’un ensemble de mesures visant à la protection de la dignité humaine des personnes détenues, l’inexécution par l’administration de certaines de ces injonctions, près de cinq ans après leur prononcé, ne peut être que très fermement condamnée. »