Propos Castex sur l’esclavage : levée de boucliers dans les « anciennes colonies »

Les réactions n’en finissent pas après les propos polémiques du Premier Ministre. Invité dimanche du journal de 20h sur TF1, Jean Castex avait déclaré : « Nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore. »

La phrase qui a mis le feu aux poudres intervient dans un contexte particulier : celui de l’attentat de Nice où trois personnes ont été tuées.

Sur le plateau de TF1, le Premier Ministre a donc été invité à réagir.

Il a tout d’abord « dénoncer toutes les compromissions qu’il y a eues pendant trop d’années, les justifications à cet islamisme radical. »

Et Jean Castex d’ajouter cette comparaison polémique : « Nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore. »

Si certains membres du gouvernement se sont timidement désolidarisés de Jean Castex, d’autres élus et organisations se sont montrés plus virulents.

Guadeloupe, Martinique, Guyane d’une seule voix

En Guadeloupe, le Président du Comité International des Peuples Noirs (CIPN), Luc Reinette, a comparé Jean Castex à Jules Ferry.
Ce dernier considérait, en 1885, que les hommes de race supérieure (c’est-à-dire les Européens) avaient « le devoir de civiliser les races inférieures ».
En Martinique, le député Serge Letchimy dit refuser que « la France efface les trois siècles de son histoire au cours desquels elle a mis en œuvre l’une des pires barbaries qu’ait connu l’humanité ».

Dans un courrier adressé au Premier Ministre, il estime que « la repentance, c’est une question de conscience », tout en condamnant « toutes formes d’intégrisme ».

Et puis en Guyane, le député Gabriel Serville s’interroge sur les véritables motivations de Jean Castex : « Un clin d’œil, à peine discret, fait en direction de l’extrême droite. »