Que se passe t-il au Lamentin ? Excès de zèle de la police municipale ?

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
Mots clés :

Un de nos lecteurs nous raconte la mésaventure d’un riverain avec des policiers municipaux de la ville du Lamentin :

« Quelle ne fut la surprise d’un riverain d’un des quartiers les plus calmes du Lamentin ce matin : Un 4×4 de Police sonnant à sa porte !

Très interrogatif, le riverain se présente sur sa véranda et le policier municipal lui demande si le véhicule stationné devant sa maison dans l’ impasse du lotissement est le sien. Réponse affirmative, ce véhicule qui a été sorti du garage il y a quelques minutes , est certes une ancienne Clio qui sert de véhicule de secours , mais totalement en règle de Contrôle Technique, assuré etc.

L’agent de Police Municipal indique au riverain que le véhicule garé sur le gazon du riverain et non sur la route goudronnée est en défaut de vignette d’assurance à jour. En effet, cela est reconnu immédiatement par le riverain et il est indiqué que le véhicule est bien assuré et que l’ attestation et la nouvelle vignette sont dans la boite à gant du véhicule, et que l’ on peut la présenter immédiatement.

Ne voulant rien savoir, deux des agents de police commencent à rédiger le PV en prenant en PHOTO le véhicule du riverain. Pris au dépourvu, le riverain ose la question suivante que tout le monde se pose : Monsieur, n’ avez vous pas autre chose à faire que ce PV pour un véhicule assuré et pour un simple oubli de vignette ?

Le policier et la policière s’agacent et lancent au riverain que cette question les insulte !!!
Le riverain se sentant victime d’une procédure à la limite de l’abus de pouvoir , décide de commencer à filmer les agents de Police se trouvant sur la voie publique.

Le ton monte et un des policiers tente même de saisir le téléphone du riverain qui se trouve pourtant sur sa propriété privée derrière sa barrière. Le riverain refusant que l’on perquisitionne illégalement son téléphone indique qu’il a bien le droit de filmer la voie publique.

Dans une circulaire datée de décembre 2008, le ministère de l’Intérieur précise la règle suivante. « Les policiers ne bénéficient pas de protection particulière en matière de droit à l’image, hormis lorsqu’ils sont affectés dans les services d’intervention, de lutte antiterroriste et de contre-espionnage (GIPN, Raid, DGSI…) ». « Il est exclu d’interpeller pour cette raison la personne effectuant l’enregistrement, de lui retirer son matériel ou de détruire l’enregistrement ou son support ».

Ne voulant pas en rester la devant le caractère absurde de la situation, la policière décide à son tour de filmer le riverain se trouvant sur sa propriété privée sur sa véranda. La situation se tend et les policiers font pression pour ne plus être filmé. Le riverain se réfugie chez lui et appelle la Police Municipale pour décliner son identité et faire part de son incompréhension devant le caractère certes règlementaire du PV, mais relevant presque du zêle.

Le propriétaire du véhicule s’est rendu dans l’heure au Poste de Police pour présenter ses documents en règle et prouver que sa Clio, certes ancienne est bien roulante et n’est pas un VHU.

Un échange ferme mais courtois a débuté avec la cheffe de Poste de service sans aucune difficulté jusqu’ au moment où une autre policière municipale ne faisant pas partie de l’ échange exige le départ du riverain et le fasse sortir du poste accompagné de 5 policiers dans incompréhension la plus totale.

Que se passe t-il sur le territoire du Lamentin?

N’a t-on plus le droit de stationner sur le gazon devant les propriétés?
N’a t-on plus le droit de rouler tranquillement dans un ancien véhicule bien qu’assuré, contrôlé techniquement et en règle?

Les policiers sont ils victimes de pressions pour les VHU réels et seraient ils prêts à verbaliser pour faire du chiffre les riverains?
Pourquoi de telles pratiques frisant l’absurde ?
A vous d’en juger…

Bien sûr, il ne faut bien sûr pas jeter l’opprobe sur l’ensemble de la profession qui intervient dans des conditions souvent difficiles parfois au péril de leurs vies, mais ce cas précis souleve plus d’une question

J.J »