Quels intérêts ont ces femmes africaines à enrichir nos crèmes de beauté ?

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Pour une gestion durable et équitable des ressources naturelles des Pays du Sud, La Fondation Fairtrade a été créée en 1992. L’organisme a autonomisé les agriculteurs à travers le monde et a établi des normes sociales, économiques et environnementales destinées aux industries.

Nous utilisons beaucoup de produits de l’industrie cosmétique pour sublimer les beautés féminines et masculines. Mais savons nous vraiment ce que représente tous ces petits pots remplis de produits miraculeux. C’est ce qu’a tenté de savoir une équipe partie au Sud du Rwanda pour le magazine Refinery29.

L’enquête de Georgia Murray comble des questions que l’on se pose sur la transparence de ce commerce où toutes les marques de beautés font des profits énormes. Nous avons retenu un exemple d’un groupe de femmes au Sud du Rwanda associé à la chaîne de magasins The Body Shop appartenant à L’Oréal et en partenariat avec Asili Natural Oils.

Voici les femmes de la Coopérative Dufatanye qui fournissent en masse l’huile de moringa pressée à froid, à la Société The Body Shop. Beaucoup d’entre elles sont des veuves avec jusqu’à cinq enfants, et leur travail est physiquement exigeant mais elles avouent à une enquêtrice  : «Nous sommes autonomes, fortes et travailleuses, nous sommes devenues des leaders locaux».

Pourtant, il y a quinze ans, les agriculteurs de la Coopérative se sont sentis trahis. Il y a eu une campagne pour planter en masse le moringa. Le moringa était un remède miracle !. Tous les paysans ont abattu leurs arbres, vendu leur bétail, dépensaient leur épargne pour acheter les semis de moringa mais tout était très mal organisé et il y a eu beaucoup de déception, car il n’y avait personne pour les acheter.

« Comment les relations commerciales communautaires ont-elles profité aux membres de la Coopérative Dufatanye depuis qu’ils se sont associés à Asili Natural Oils en 2015 ?  « Le Moringa n’est plus gaspillé », explique Marie Narame, l’une des paysannes. « Notre confiance a été rétabli, Asili est notre client et nous recevons de l’argent, nous avons une assurance médicale, nous pouvons payer les frais de scolarité pour nos enfants et nous pouvons acheter du tissu pour fabriquer nos vêtements ». Marie Narame est la seule source de revenus pour sa famille, elle a 57 ans et elle est veuve.  (Refinery29)

Aujourd’hui, aux masques, soins, traitements, aux différents achats que nous faisons, nous les associons aux travaux pénibles des hommes et des femmes rassemblés en Coopératives pour les multinationales dont elles dépendent pour leur survie. Nous rassurer que ces concepts fonctionnent bien, nous donne l’envie de croire que nos achats sont raisonnés et utiles.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
Images et Source refinery29/Insiti

https://www.refinery29.com/2018/03/192955/beauty-products-benefiting-women