Rebond de cas de Covid-19 en France : La Martinique et la Guadeloupe toujours en vulnérabilité « limitée»

L’heure est à l’inquiétude en France où les cas de Covid-19 explosent dans certains départements, faisant craindre un rebond de l’épidémie avec la fin des vacances et le retour des travailleurs et des écoliers.

Mais la Martinique et la Guadeloupe sont pour l’instant épargnés par ce risque, puisque les deux îles sont toujours classées en vulnérabilité « limitée » malgré une accélération des cas de covid-19 sur leur territoire et la découverte de plusieurs foyers de contagions, selon les derniers indicateurs de Santé Publique France.

Le nombre de nouvelles contaminations au Covid-19 continue d’augmenter en France, à un niveau jamais vu depuis le mois de mai, souligne-t-on de même source.

La France connaît actuellement l’une des plus fortes accélérations au monde (+50% de nouveaux cas quotidiens en moyenne par rapport à la semaine précédente), avec l’Espagne et derrière l’Ethiopie, estime l’Agence sanitaire.

Vendredi soir, 4.586 nouveaux cas ont été enregistrés en 24 heures. Ce chiffre était de 4.771 la veille, ce qui constituait un record depuis le mois de mai, et de 3.776 mercredi.

Cette situation épidémique révèle toutefois de fortes disparités dans le pays, fait-on observer.
Si la situation évolue rapidement, les indicateurs montrent toutefois qu’elle n’est encore en rien comparable avec celle du printemps dernier.

Les seuils de vigilance et d’alerte fixés par les autorités sont parfois dépassés, mais localement, sans que l’épidémie ne soit hors de contrôle, souligne-t-on.

Trois niveaux de vulnérabilité: « élevé », « modéré » et « limité »

Santé Publique France présente quotidiennement une carte du « niveau de vulnérabilité » des départements face au Covid-19. Trois niveaux y sont présentés : « élevé », « modéré » et « limité ».
Cette carte est une synthèse des indicateurs déjà existants pour mesurer la circulation du virus, appuyés par les « signalements reçus, incluant les investigations de clusters », qui sont analysés par l’agence de santé. On constate que la situation y est très mouvante.

Classés la semaine dernière en « zones de circulation active du virus », les Bouches-du-Rhône et Paris restent deux des départements où la situation est la plus préoccupante.
Mais d’autres territoires sont concernés par ce rebond.

Sept départements atteignent désormais le niveau « élevé » : Paris et les départements limitrophes de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, les Bouches-du-Rhône, l’Hérault, la Sarthe et la Guyane

Dans la dernière carte en date du 21 août, Santé Publique France révèle que sept départements atteignent le niveau « élevé » : Paris et les départements limitrophes de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, les Bouches-du-Rhône, l’Hérault, la Sarthe et la Guyane.

L’avant-veille, il n’y avait que Paris, les Bouches-du-Rhône et la Guyane dans cette catégorie.
31 départements sont au niveau « modéré », dont le reste des départements franciliens, ceux du littoral méditerranéen mais aussi par exemple la Haute-Garonne, la Gironde ou le Nord.
Au 20 août, ils étaient 24 départements à ce stade.

La plupart des régions sont touchées mais les départements de Normandie, de Centre-Val de Loire, de Bourgogne-Franche-Comté ou de Corse, par exemple, restent relativement préservés.
La Martinique et la Guadeloupe sont toujours classés à un niveau « limité ».

Selon les derniers chiffres disponibles, obtenus à l’aide d’une moyenne glissée sur les sept derniers jours, du 12 au 18 août, le taux d’incidence du virus dépassait le seuil de vigilance dans 73 départements français sur 104. Santé publique France y inclut les trois territoires d’outre-mer : Saint-Martin, Saint-Barthélémy et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le taux d’incidence est au-dessus de la moyenne nationale dans 29 d’entre eux.
Il franchit le seuil d’alerte, de 50 cas pour 100.000 habitants, dans 10 départements.
Le record est atteint dans les Bouches-du-Rhône, avec 108,3 cas positifs pour 100.000 habitants. Il a dépassé celui de la Guyane (97,4 cas) qui, lui, est plutôt en train de redescendre.

A Paris, le taux est de 84,1 cas, mais il est gonflé par les dépistages réalisés aux aéroports de Roissy et Orly, pour les voyageurs dont l’adresse de résidence n’est pas connue.
La Sarthe (74,1), les Alpes-Maritimes (66), le Val-de-Marne (65,4), l’Hérault (59,3), la Seine-Saint-Denis (58,1) et le Loiret (52,6) suivent en tête dans ce classement, Saint-Martin étant également au-dessus de ce seuil d’alerte (100,7).

Pour la première fois, le taux de positivité se situe au-dessus des 5% dans quatre départements de métropolitains

Pour la première fois, le taux de positivité se situe au-dessus des 5% dans quatre départements de métropolitains Cet indicateur est en « forte augmentation », indique Santé Publique France dans son dernier bulletin hebdomadaire publié jeudi soir.

Le taux de positivité sur l’ensemble des tests réalisés a atteint la semaine dernière (du 10 au 16 août) 3,1%, près d’un point de plus que la semaine précédente (2,2%). Cela reste pour l’heure sous le seuil de vigilance, qui est de 5%, et surtout du seuil d’alerte, fixé par les autorités à 10%, fait toutefois observer l’agence.

• Le taux de positivité a néanmoins dépassé la barre des 5% dans quatre départements de France métropolitaine, alors qu’il n’y en avait aucun la semaine précédente.
• Il s’agit du Val-de-Marne (5,4%), des Bouches-du-Rhône(5,2%), de la Sarthe (5,2%) et de la Seine-Saint-Denis (5,1%). Paris est à la limite, à 4,9%. Il faut ajouter au-dessus de ce seuil des 5% trois départements et territoires d’outre-mer, la Guyane (8,8%), Mayotte (6,2%) et Saint-Martin (6%).