Rencontre avec Yanaël et Moâ, ils vivent d’amour et de …. musique

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Elle s’apelle Yanaël, il se prénomme Moâ. Respectivement cela signifie qui le loue, et le mot. Ces deux tourtereaux qui filent le parfait amour sont totalement complémentaires.

Yanaël écrit ses propres textes et Moâ compose. La musique, passion commune, les a rapprochés et entretient cette belle idylle.

Entre standards mais surtout compositions personnelles, ils se produisent dans des petits cercles et sont de plus en plus plébiscités.  Le couple d’artistes, encouragé par des proches, souhaite maintenant partager sa musique à plus grande échelle.

Nous les avons rencontrés et ils reviennent sur leur parcours et leur philosophie de la musique.

PBK : Comment définiriez-vous la musique ?

Yanaël : La musique représente un refuge particulièrement important pour moi et je la résume par ces deux mots : unité et universel. Je baigne constamment dans un univers musical et depuis toute petite. Si le style musical qui m’a accompagné, mes amis et proches est le Roots Regae. Depuis que la musique me fait vibrer, il n’en demeure pas moins que je suis ouverte à tous les courants. En résumé, je suis éclectique et suis en parfaite harmonie avec mon île où règne le brassage musical.

PBK : Dites nous à votre tour ce que symbolise la musique pour vous ?

Moâ : Mon rapport à la musique est double. Je l’aime et j’aime en faire. Je vais continuer à me perfectionner mais je pense que le temps est venu pour moi de la diffuser dorénavant. Ce que je produis est simple et je me demande si elle peut plaire. Mais ma rencontre avec Yanaël est salutaire et grâce à elle, je la partage, en toute humilité et disons que nous sommes des amateurs invétérés et souhaitons devenir des vétérans.

PBK : Racontez nous vos débuts et votre parcours.

Yanaël : J’ai toujours chanté en petit cercle : pour moi-même et aussi pour les autres qui ont accepté que je leur casse les oreilles ( rires). Mais une rencontre avec des amies dont l’une qui est écrivaine a été très fructueuse. Elles m’ont incité à partager ce que je chante. Et depuis cet échange, les opportunités se présentent très régulièrement.

PBK : La musique n’est pas quelque chose que vous avez découvert sur le tard ?

Moâ Je suis effectivement né dans une famille de musiciens. J’ai une formation musicale de base tout à fait classique. Le piano a été le premier instrument vers lequel je me suis tourné grâce à une grande tante qui en jouait. Je ne l’ai ensuite jamais quitté puisque j’ai suivi une formation d’accordeur de piano. Adolescent, je composais aussi des petites ritournelles que je chantais avec des amis.

PBK : Mars 2015 représente un palier très important pour vous …

Yanaël : Oui, j’ai fait ma première scène « sous le ground » au TOM. J’ai chanté a cappella avec Papa Slam qui est un ami. Il m’a proposée de l’accompagner sur la version en créole qu’il a faite de « « Rédemption song » de Bob Marley. Je peux vous dire que ce moment est gravé à tout jamais dans ma mémoire.

A l’occasion de la fête de la musique en juin dernier, le duo s’est produit à la Suite Villa aux Trois-Ilets pour le plus grand plaisir des clients.