Sandrine Bouton, une brillante étoile martiniquaise à Hollywood

Alors que la pandémie ralentie considérablement les activités artistiques, Sandrine Bouton reste une étoile dans l’univers hollywoodien.

Trois ans et 6 mois et pas de relâchement pour la danseuse martiniquaise. Elle avoue, avec toujours le même enthousiasme, son éternel envie de donner le meilleur d’elle-même. Depuis son quartier de Los Angeles, Sandrine Bouton répond à notre rédaction. La jeune californienne d’adoption raconte ses projets, sa vie d’antillaise, ses doutes mais surtout sa capacité à résister. En pleine crise sanitaire, elle ne se désarme pas et continue ces activités avec un entrain extraordinaire.

Le grand débat en France est celui de la reconnaissance de l’immigré. Le choix est cornélien et se pose entre l’assimilation ou l’intégration d’un individu étranger. Aux Etats-Unis, les différences sont tout simplement une richesse qui accélerent la croissance du pays. Et la martiniquaise le sait et commente en ce sens. « Être antillaise dans le monde de la danse aux USA, me permet de me différencier des autres. J’apporte ma propre culture dans mes mouvements et dans la vie de tous les jours », précise la danseuse.

Sandrine Bouton, une martiniquaise très intégrée

« Je me sens bien intégrée. J’ai des amis français et américains sur qui je peux compter. Je me suis fait ma place dans le monde de la danse à Los Angeles. Les danseurs autour de moi respecte mon Art », tout est dit. Sandrine Bouton non seulement est bien installée dans l’Ouest américain mais a su s’imposer à Hollywood. Une entreprise pas aisée, nombreux sont ceux qui s’y sont essayés sans succès.

Et ce n’est pas l’épidémie de Covid-19 qui arrêterait la carrière de la danseuse qui a dans son viseur que ses prochains objectifs. Après plusieurs années de coaching et de scènes, Sandrine Bouton est récompensée. Elle fait partie de la compagnie Diavolo Dance Theatre. Une compagnie de danse dont le style englobe la danse moderne, l’acrobatie et la gymnastique. La danseuse accompagne sur scène le chanteur Sonny Apollo, comme chorégraphe.

Sandrine Bouton comptabilise une courte mais riche expérience dans ce domaine. La jeune femme a dansé pour Ray J, pour des artistes californiens et bien d’autres artistes internationaux. Des musics vidéos et d’autres concepts ont remplacés certains shows annulés en raison de l’épidémie.

Dans des conditions moins strictes qu’en France et sans couvre-feu, Sandrine Bouton se diversifie. La danseuse martiniquaise apprend le français à de très jeunes enfants. Et toujours dans la perspective de sortir très rapidement de cette pandémie, elle se projette.

« J’ai pas mal de projet à venir avec la compagnie de Diavolo, notamment en dance show et aussi un film. « This is me » a été primé Meilleur musical dance film aux Los Angeles Film Awards en octobre 2020.  Un spectacle ‘Funhouse » est en préparation » sous la direction de Sonny Apollo. L’occasion d’une longue tournée dans différentes villes des Etats-Unis.

Sandrine, une battante

Sereine malgré la crise occasionnée par le nouveau coronavirus. Sandrine Bouton s’explique : « Mes parents ne sont pas inquiets. Même avant le Covid-19, j’étais concentrée sur ma carrière et souvent loin de ma belle Martinique. Ce sont mes parents qui m’ont formé pour que je sois une battante. Ils ont toujours cru en mes rêves et ont toujours été d’un énorme soutien. Le les remercie pour cela ».

Dorothée Audibert-Champenois (BLKNews) – Images ©️SandrineBoutonPerso