Sargasses : Vigilance rouge pour la Martinique, exposée à un risque «très fort» d’échouage d’algues

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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La Martinique est exposée à un risque « très fort » d’échouage de sargasses sur ses côtes dans les tout prochains jours, le niveau rouge, soit le plus élevé dans l’échelle des risques de météo France.

La Martinique connaîtra « des échouements fréquents » au cours des prochains jours, précise Météo-France dans son bulletin hebdomadaire en date du 15 juin.

Selon les services de Météo France, des nappes de sargasses ont été localisées à l’est et à l’ouest de la Martinique les 13 et 14 juin. Ces radeaux proviennent du secteur Atlantique et progressent vers le nord, de part et d’autre de l’île.

Le 14 juin, des sargasses ont également été détectées à l’est de la zone François-Caravelle, dans un périmètre de 5 à 40 km, poursuit Météo France. « Des signaux sont observés à l’entrée de la Baie du Robert et dans les secteurs est et sud­-est de la Pointe de la Caravelle », précisent les experts. Des bancs en dérive sont localisés le long de la côte nord­-est, entre Sainte­Marie et Basse-­Pointe.

En zone Caraïbe, une large nappe s’étend depuis le sud du Diamant jusqu’à Schoelcher, à moins de 10 km des côtes.

Quelques signaux sont visibles dans le secteur Saint­-Pierre, Prêcheur, poursuivent les experts.
Pour les deux prochaines semaines, la côte Est de la Martinique est exposée à des échouements dans le secteur nord du François et sud de la Caravelle, souligne Météo-France.

Le secteur nord-­est entre Sainte­-Marie et Basse­Pointe est également à risque.
Le secteur du Diamant dans le Sud-Est aussi est concerné par le risque d’échouements.
Pour les deux prochains mois, Météo France ne prévoit aucune amélioration. « Des quantités importantes de sargasses en dérive sont visibles dans le courant des Guyanes et transportées vers l’ouest en direction des Antilles, impliquant un risque continu au cours des prochains mois », soulignent les experts.

Ils notent « un renforcement du courant de rétroflexion au nord du Brésil, autour duquel de nombreuses détections sont faites ».

« La dérive des détections faites au nord de 5°N est incertaine étant donné la complexité des courants, mais ces masses importantes pourraient rejoindre la zone de rétroflexion et ainsi renforcer la biomasse de sargasses dans ce secteur », explique Météo France.

« L’effet de consolidation de l’accumulation des sargasses dans ce secteur de courant circulaire implique un risque fort d’influx dans le courant des Guyanes, augmentant le risque de présence de sargasses dans la zone Antilles pour le mois de juillet », précise Météo France.