SDF handicapé contrôlé à la Gare de Lyon : La version de la police

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Lundi 2 mai, une vidéo virale de Jean-Didier Bakekolo a suscité l’indignation des internautes et crée une nouvelle polémique sur les débordements des policiers lors de contrôles. Mais, nos informations exclusives, de source policière, font transparaître une toute autre version. Une vidéo complète a été visionnée et contredit de façon claire les propos de l’homme présumé agressé à la Gare de Lyon, le soir du lundi 2 mai 2016.

Ce matin, jeudi 5 mai, le défenseur des Droits Jacques Toubon, saisi par le groupe « Halte au contrôle aux faciès » a annoncé qu’il a ouvert une enquête sur le contrôle d’une personne handicapée à la Gare de Lyon.

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Il s’agit de la fin d’un contrôle de police ce lundi. Dans ce bout de film de 12 mn, on observe, un homme assis par terre torse nu à la Gare de Lyon. Dans cette scène, l’homme dévêtu est face à des policiers sans ses prothèses de jambes. Un des trois officiers pose une des prothèses près de l’homme et ils partent calmement. Le vidéaste, poursuit les policiers et essaie de les questionner sans réponse.
L’homme handicapé, sans jambes et un bras, se nomme François Bayga, il fait partie de l’équipe-fauteuil d’île de France.

Selon l’auteur de la vidéo,Jean-Didier Bakekolo, les policiers auraient obligé cet homme contrôlé à se déshabiller.
Quant à la victime présumée, elle se confie à l’auteur de la vidéo : « Il a cassé mon portable, Il me demande des pièces, je lui dis « voilà mes pièces »… c’est déplorable, dans quel pays on est ». L’homme va plus loin et dit s’être fait appeler « nègre » ou « noir » par les agents. Il dit s’être senti humilié.

Alors qu’il n’y a aucune violence ni physique, ni verbale la vidéo visionnée plus d’un million de fois, a déchaîné une vague de protestations et mobilisé les associations anti-racistes. Depuis une polémique s’est enflée sur la question des bavures, de racisme et de contrôle aux faciès des policiers, qui auraient abusé de leur pouvoir.

Pourtant de source policière sûre, nous avons une autre version de cette affaire. Notre source a pu discuter avec la victime présumée, en état de « porter plainte ». Notre informateur nous rapporte les faits comme ils se sont réellement déroulés.

Une vidéo complète de la scène a été visionnée et il en ressort une toute autre version.

En effet, François Bayga, se tenait debout et urinait dans une poubelle de la Gare de Lyon, au niveau des quais. Les Policiers, qui ont devoir de l’interpeller, grâce à une réquisition du Procureur de la République, procèdent immédiatement à un contrôle comme il est d’usage.
L’individu est très énervé et fait des gestes brusques. Ils lui demandent alors d’ouvrir son sac pour une fouille et vérifier le numéro IMEI (numéro unique) de son portable pour s’assurer, qu’il n’a pas été volé. François Bayga, alors agacé enlève ses prothèses et les jettent par terre en direction des policiers. Ces derniers quittent les lieux suivis par un homme qui les filme.

Arrivé dans leurs bureaux, ils rédigent une main courant et avisent leur hiérarchie.
L’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) se déplace et lève le doute sur toute ambiguïté concernant une brutalité policière. Leur rapide enquête corrobore la version des policiers.

De plus, leur enquête confirme que l’homme contrôlé est sans papiers et en situation irrégulière, François Bayga est aussi défavorablement connu des services de police.

Vu la médiatisation de cette affaire, la police s’interroge sur les motifs d’une pétition en ligne.
Se demandant si ce n’est pas une démarche opportune pour que le sans-papier soit régularisé très vite.

Une autre source de la Police aurait avancé que l’homme handicapé aurait volontairement fait une esclandre et envoyé ses béquilles pour rameuter la foule. Cette version est aussi celle qui se rapproche des explication de la RATP. Le défenseur des Droits, Jacques Toubon ouvre aujourd’hui une enquête sur cette polémique qui envahit les réseaux sociaux. (Dorothée Audibert-Champenois).

Ci-dessous la vidéo virale de cette affaire qui circule sur le web :