Serge Letchimy n’est pas favorable à l’épandage aérien

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Le Président du Conseil Régional Martinique, Serge Letchimy, n’est pas favorable à l’épandage aérien.

Mais la situation des petits planteurs de banane ne le laisse pas indifférent, d’où sa détermination  à trouver une méthode de substitution pour lutter contre la cercosporiose noire qui détruit les plantations.

C’est une position qu’il partage avec l’ensemble des élus régionaux. Du reste, il a réaffirmé s’il en était besoin cette position  lors de la séance plénière le 26 juillet, du Conseil Régional.

Mais faut-il pour autant «jeter le bébé avec l’eau du bain» ?

C’est semble t-il la position des élus indépendantistes qui préconisent l’arrêt immédiat de l’épandage aérien, malgré les conséquences très graves qu’entraîneraient une pareille décision pour les 340 petits planteurs de banane et leurs familles, dont la situation paraissait tout aussi insupportable au Président de Région que l’est la question de l’épandage aérien.

Et bien que la recherche de solution ni pour l’une ni pour l’autre des questions ne relève de sa compétence, Serge LETCHIMY ne s’est pas dérobé devant cette épreuve qui frappe le Peuple martiniquais.

Au contraire, faisant preuve de ce courage qui caractérise les grands hommes et qui manifestement manque autant, que l’esprit des élus independantistes paternalistes, il a pris le challenge de trouver une solution d’urgence pour pallier au problème de l’épandage aérien. Car, il n’est pas question pour lui d’opter pour des dérogations successives.

D’où le maintien de la commission sur les alternatives à l’épandage aérien mise en place au mois de décembre 2011, conduite par la première vice-présidente du Conseil Régional et présidente de cette commission, Catherine CONCONNE.

Le  rapport des expertises réalisées à ce jour qu’elle a présenté lors de cette séance plénière témoigne du sérieux de la  rigueur et de l’efficacité qui ont guidé les travaux. Ceux-ci se poursuivent aux fins d’une solution excluant toutefois l’utilisation de tout pesticide.

Le président de Région l’a exprimé avec force lors d’une séance de l’Assemblée Nationale où il n’a pas manqué de rappeler le traumatisme extrêmement grave qu’ont subi les terres, l’air ainsi que les Martiniquais eux-mêmes avec l’utilisation de la chlordécone.

Et s’agissant de la banane OGM, en raison des délais qu’elle impose, elle n’est pas la solution immédiate attendue.
A la question de l’épandage aérien s’ajoute également celle de la monoculture martiniquaise, dont la banane reste le produit d’exportation avec ses 200 mille tonnes de produits exportés l’an.

D’où la nécessité d’envisager une diversification de la production agricole.

Autant de questions essentielles auxquelles s’atèle le Président du Conseil Régional afin de créer des conditions favorables au développement durable de la Martinique.

Alors quoi reprocher au Président du Conseil Régional ?

Il est trop facile de passer son temps à battre sans cesse sa coulpe sur la poitrine des autres lorsque pointe une difficulté à surmonter.

Les citoyens attendent des élus qu’ils taisent leurs rancœurs et accordent leurs violons et unissent leurs efforts pour défendre l’intérêt supérieur du peuple martiniquais.

Sources : ppm-martinique.fr