« Si les bus roulent un jour, ne vous attendez pas à un sourire ou à un merci »


Publié dans : Actualites, Martinique
Mots clés :
Vues : 2088

Edito par un usager de la CFTU :

Aujourd’hui, sonne le dix-huitième jour de blocage du réseau Mozaïk par les anciens qui ont perdu le marché. Les dépôts sont toujours bloqués, les chauffeurs font toujours jouer leur droit de retrait et la population est toujours à l’arrêt.

Va-t-on passer la barre des trois semaines de blocage ? Le conflit va-t-il battre le record de 2013 qui est de 47 jours de blocage ? A ces deux questions les usagers espèrent que la réponse sera NON. Si les tensions sont présentes durant les négociations. Du côté des usagers la colère monte de jour en jour.

Et l’argument « Nous faisons cela pour les usagers », est de moins en moins acceptable pour ces derniers. Les grèves sont souvent comparées à des prises d’otages. Pénaliser la population a toujours été un moyen de pression pour les grévistes. Un moyen de faire avancer les choses plus rapidement. Mais concernant le conflit Mozaïk, les usagers constatent que les mouvements se multiplient, qu’il y a toujours un problème.

Cette « prise d’otage », qui pénalise toujours les mêmes n’a quasiment plus le soutien de la population. Les Martiniquais veulent circuler à nouveau, reprendre le cours de leurs vies. Ils en ont assez d’être les otages d’un conflit qui semble sans fin.

Les grévistes ont-ils pensé aux étudiants, aux autres travailleurs, aux parents, aux collégiens, aux personnes âgées et bien d’autres encore ? Surtout quand on sait qu’en Martinique pour signer un protocole d’accord ou de fin de conflit, il faut passer par la case paiement des jours de grève… une aberration.

Dans le monde réel, pas de travail égal pas de salaire. Cela semble logique, mais il faut croire que la grève est l’exception à la règle…

En tout cas chauffeurs, contrôleurs, guichetiers, syndicats et autres, quand les bus rouleront à nouveau, si jamais ils roulent un jour, ne vous attendez pas à un merci ou à un sourire.