Trois-Îlets : Destruction de deux plaques commémoratives, une de Joséphine de Beauharnais et l’autre de Léon Papin Dupont

En Martinique, deux plaques commémoratives, l’une dédiée à Joséphine de Beauharnais et l’autre à Léon Papin Dupont ont été détruites, samedi, sur la façade de l’église des Trois-Îlets, laquelle a été taguée d’une inscription en rouge.

Cet acte intervient moins d’un mois après la destruction, le 22 mai, de deux statues de Victor Schœlcher par des manifestants qui réclament depuis le retrait des symboles jugés offensants, car liés à l’époque coloniale et à la Traite négrière.

Classée monument historique en 1993, la façade de l’église de Notre-Dame de la Bonne Délivrance aux Trois-Îlets a été taguée d’une inscription rouge, en créole, disant « Respé » qui signifie « Respect ».


Régulièrement prise pour cible en Martinique, Joséphine de Beauharnais fut impératrice de France. Elle a été l’épouse de Napoléon Bonaparte qui rétablit l’esclavage en 1802, après son abolition en 1794. Elle est née dans la commune des Trois-Ilets et a été baptisée en 1763 dans cette église.

Léon Papin Dupont est également né en Martinique en 1797. Il fut un ardent défenseur du culte catholique du XIXᵉ siècle, surnommé « l’apôtre de la Sainte Face de Jésus » et « le saint homme de Tours ». Il est reconnu vénérable par saint Jean-Paul II le 21 mars 1983.

De plus en plus de voix s’élèvent contre le rôle joué par l’Église catholique dans la Traite négrière.