Trois militants martiniquais anti-chlordécone condamnés à de la prison ferme : Le procès de Keziah reporté au 9 novembre

Rédigé par : Polly Miette, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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Le tribunal correctionnel de Fort de France a condamné trois militants martiniquais anti-chlordécone à de la prison ferme, jusqu’à un an d’emprisonnement, dans un jugement rendu public vendredi 28 août, au lendemain d’un procès qui s’est déroulé dans un climat tendu où prévenus et avocats de la défense étaient absents.

Les trois prévenus ont été jugés coupables pour l’ensemble des faits qui leur étaient reprochés. Ils ont écopé de peines d’emprisonnement fermes allant jusqu’à un an pour l’un d’eux et de 4 500 euros d’indemnisation qu’ils devront verser aux victimes.

Le procès de Keziah reporté au 9 novembre 2020

Le procès devait initialement concerner quatre militants, mais l’audience du jeune Keziah, jugé pour des faits remontant à juillet dernier, a été reportée sous la pression de la défense, qui a fait valoir l’absence de deux pièces majeures manquant au dossier dont le rapport de l’enquête de l’inspection générale de la gendarmerie nationale sur les conditions de l’interpellation du jeune étudiant, en marge des émeutes à Fort de France.

L’audience des trois autres prévenus, Frédéric Maupeu, Maxime Esaïe et Denzel Guillaume avait en revanche été maintenue, en dépit de l’opposition farouche des avocats de la défense qui ont décidé de quitter l’audience pour signifier leur désapprobation. Mais le procès s’est déroulé en leur absence.

Jusqu’à un an de prison ferme pour Frédéric Maupeu

Les trois prévenus étaient poursuivis pour des violences contre des policiers et des gendarmes dont les faits remontent à janvier et mai dernier. L’annonce de leur condamnation, vendredi, à des peines d’emprisonnement a fait l’effet d’une douche froide.

Frédéric Maupeu, le seul qui s’est présenté vendredi au tribunal pour entendre le verdict, a écopé de deux ans de prison, dont un an ferme et 12 mois avec sursis.

A cette peine s’ajoute une indemnisation obligatoire des victimes et une interdiction de détenir un arme de trois ans.

Maxime Esaïe et Denzel Guillaume, absents lors du verdict, ont été condamnés chacun à 14 mois de prison dont 7 mois fermes et sept mois avec sursis, assortis d’une interdiction de détenir une arme soumise à autorisation pendant 3 ans.

Les trois prévenus ont été condamnés à verser 4.500 euros de dommages et intérêts à l’un des policiers. Trois autres victimes dans ce dossier seront également indemnisées.