UE Richter 2017 : Premiers retours sur l’exercice

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Mardi 21 mars, a commencé l’exercice EU RICHTER 2017 en Martinique, Guadeloupe et Saint-Martin. Son objectif principal est de tester l’ensemble des chaînes opérationnelles, organisationnelles et de commandement de plusieurs pays des Antilles victimes simultanément d’un séisme de grande ampleur suivi d’un Tsunami nécessitant la mise en œuvre immédiate de renforts des pays riverains et des Etats membres dans le cadre du mécanisme européen de protection civile.

Annoncé par M. Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, cet exercice grand format de simulation d’un séisme de forte intensité suivi d’une alerte tsunami, a été organisé par les services de l’État en coordination avec une centaine d’organisations et institutions à l’échelle locale, nationale et internationale : mairies, SDIS, CTM, ARS, bailleurs sociaux, EDF, ODYSSI, SME, FAA (Forces Armées aux Antilles), Union Européenne, etc.

D’après le scénario, le séisme s’est produit au Nord Est de la Guadeloupe à 10h00, a été suivi de nombreuses répliques, et a entraîné plusieurs trains de vagues qui ont touché l’ensemble de l’Arc Antillais avec des vagues allant de 3 à 7m de haut entre 10h30 et 11h20. En raison de sa situation géographique, la Guadeloupe a donc été beaucoup plus impactée que la Martinique.
27 communes de Martinique ont participé à l’exercice, dont 18 sur la problématique d’évacuation du littoral face à une alerte tsunami. Tout au long de la journée, plusieurs mises en situation ont permis d’éprouver l’organisation des postes de commandement communaux (PCC), des centres opérationnels départementaux (COD de Martinique, Guadeloupe et Saint-Martin), du centre opérationnel de zone (COZ, basé en Martinique) de toute la chaîne de secours (SDIS etc.) : survenance de répliques, appels de la population en détresse, coupures d’électricité, perte momentanée du réseau téléphonique, aéroport de Guadeloupe hors-service, rumeur sur les réseaux sociaux, etc.).

Le processus de réaction en cas d’événement majeur prévoit l’intervention, suite à une sollicitation du Préfet, des renforts nationaux (gérés par le COGIC à Paris), mais également européens et internationaux. Pour « simuler » en grandeur nature ce soutien et cette solidarité, des renforts de Guyane sont arrivés mardi sur notre territoire et un détachement de secours espagnol arrive ce jour.

Les communes, hormis celle du Lamentin, ont désormais terminé la phase de jeu. L’exercice continue néanmoins jusqu’à vendredi pour les équipes de secours, les forces de sécurité, l’agence régionale de santé, la préfecture, et les autres institutions impliquées.

Sources : Préfecture Martinique