Un agent administratif martiniquais tue 4 policiers avant d’être abattu

Un martiniquais né à Fort-de-France, affecté au RG a agressé au couteau ses collègues à la Préfecture de Police de Paris située dans le 4ème arrondissement. Le bilan est terriblement lourd. « Un évènement d’une gravité exceptionnelle » selon le  Procureur de la République de Paris.

C’était la panique aujourd’hui vers 13 heures à l’intérieur de la préfecture de police de Paris. Suite à une attaque en chaîne, plusieurs victimes sont annoncées. L’attaque au couteau a coûté la vie à quatre policiers, 3 hommes et une femme. Le suspect de 45 ans a été neutralisé et abattu sur les lieux de l’agression, plusieurs personnes sont blessées.

Selon nos sources, c’est dans l’enceinte de la Préfecture de Police au 1er étage de la DRPP, escalier C qu’un homme s’est servi d’une arme blanche contre 3 policiers de la DRPP dans 2 bureaux. Avec un couteau de cuisine, l’homme a ensuite agressé dans les escaliers, deux femmes, une, affectée à la DSPAP et une autre travaillant à la DRH. 

Ensuite l’assaillant est descendu dans la cour du 19 août 1944. Un policier de la DOPC, lui a intimé l’ordre de lâcher son couteau avant de faire usage de son arme de service, un HK G36. Malgré la sommation, l’agent administratif tentait de s’enfuir, il a été mortellement touché à la tête. 

Le bilan est particulièrement lourd, cinq personnes mortes, dont l’assaillant (4 hommes fonctionnaires de la DRPP et une femme fonctionnaire de la DRH). Une des victimes a été transportée à l’hôpital militaire de Percy à Clamart dans les Hauts de Seine.

Pour Yvan Assioma secrétaire général du syndicat Alliance, l’agresseur travaillait au service informatique depuis plus de 20 ans et était en contact avec de nombreux policiers.

L’assaillant, employé à la direction du Service du renseignement à la Préfecture de Police (la DRPP), ne passait pas sous les portiques de sécurité, ce qui expliquerait qu’il soit entré avec un couteau sans doute en céramique. Le procureur du Parquet de Paris est arrivé sur place, pour comprendre les motivations de l’agresseur, ainsi que le Premier ministre, Edouard Philippe et le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Le Président, Emmanuel Macron a modifié son agenda pour se rendre immédiatement à la Préfecture de Police.

D’après des témoins « les policiers étaient en panique, ça courait partout beaucoup pleuraient ».

L’enquête est confiée à la brigade criminelle de Paris pour chefs d’homicide volontaire et de tentative d’homicide volontaire sur personnes dépositaires de l’autorité publique et l’IGPN Délégation Paris a été saisie.  La piste d’un conflit interne serait privilégiée. Selon nos sources, l’assaillant serait un agent administratif, un informaticien-maintenance du département technique à la DRPP, il aurait un léger handicap de surdité. « Une affaire qui relèverait sans doute de la psychiatrie », avancent des intervenants de CNews, la chaîne d’information en continu.

Les sources sont contradictoires d’où l’appel à la prudence.

L’assemblée Nationale a observé vers 16h06, une minute de silence en hommage aux victimes de la violente agression dans un contexte de désarroi au sein de la Police française.

A 16h37, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner a tenu une mini conférence de presse sur cet événement d’une gravité exceptionnelle. Le ministre qui partage la douleur des familles des victimes, a indiqué que « l’ensemble du personnel de la Préfecture est blessé au cœur ».

Rémy Heitz, le Procureur présent également à cette rencontre avec les médias, a rappelé le bilan lourd et confirmé l’ouverture d’une enquête criminelle et judiciaire. 4 personnes de direction différente (de proximité et des Renseignements généraux) ont trouvé la mort ce jeudi 3 octobre 2019.

Tous les accès à l’île de la Cité ont été bloqués, un périmètre de sécurité toujours pas assoupli en fin d’après-midi. L’épouse de l’assaillant abattu est entendue par la police, comme veut la procédure. Une perquisition, dans le Val-d-Oise, au domicile de l’agent administratif décédé est en cours.

Si on ne connait toujours pas les motivations de Mickael H. on sait un peu plus sur le profil de l’assaillant qui s’était converti à l’islam il y a 15 mois. Pour l’heure, l’hypothèse d’un acte terroriste n’est pas écarté, « mais la situation est en cours d’évalutation avec le parquet national antiterroriste ». 

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter  C’news Actus Dothy
Images Capture d’écran