Un ancien trafiquant de cocaïne avec la Martinique abattu en pleine rue dans le Val-d’Oise

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En 2010, Wilfrid avait été condamné dans une affaire de trafic de cocaine avec la Martinique. Ce matin vers 10h30, cet homme de 38 ans a été abattu dans un parking où il avait rendez-vous avec un autre individu.

Le 19 janvier 2010, les forces de l’ordre interpellaient douze personnes impliquées dans le trafic de cocaïne de l’Est du Val-d’Oise. Un réseau important qui achetait la drogue en Martinique pour la revendre en métropole. Les membres du réseau installés dans l’île envoyait la drogue par simple voie postale. Des personnes complaisantes  recevaient en région parisienne les enveloppes, tandis que d’autres se chargeaient d’expédier de l’argent par mandats postaux pour l’achat de la drogue en Martinique. Une organisation bien huilée, jusqu’à leur arrestation il y a 6 ans. Les deux principaux acteurs de ce trafic avaient été écroués et condamnés à des peines de prison à Pontoise. Ce trafic leur avait permis de s’acheter des biens mobiliers et immobiliers.

Aujourd’hui, l’un deux Wilfrid, a été froidement abattu en public en quelques secondes. Ses proches et des voisins ont été témoins de ce meurtre « à la façon marseillaise » dira un enquêteur aux journalistes du « Parisien ». Recouvert d’une bâche, ce père de famille gisait par terre quand son frère est arrivé ce matin dans  le quartier de la Fauconnière. Un quartier qui était en état de choc.

C’est  vers 10h30 dans une berline Mercédès noire, que la victime s’est garée dans un parking du quartier sensible de la Fauconnière. Il avait rendez-vous avec un conducteur d’une Mégane rouge, stationné également au même endroit, près du square du Nord à Gonesse. Alors que l’ancien trafiquant de drogue se plaçait sur le siège passager, un homme sort d’une Renault scénic, s’approche et le vise mortellement. Wilfrid essaie de s’extraire de la voiture et s’effondre. L’ancien trafiquant de cocaïne meurt, criblé de balles en pleine tête, trois balles de gros calibres, 11.43 et peut-être une quatrième au dos, selon le Parisien.

La victime, d’origine antillaise, était père de 2 jeunes enfants de 1 et 3 ans. Il était propriétaire d’un salon de coiffure à la rue Pierre Sémart, à Arnouville (Sud-est Val-d’Oise) et avait également ouvert un petit restaurant.

la Brigade criminelle de Versailles a été saisie de cette affaire qui semble préméditée (le Figaro), les individus de la Renault scénic ont brûlé le véhicule, quelques mètres après le crime avant de disparaître dans la nature. La Direction Régionale de la Police Judiciaire de Versailles a ouvert une enquête qui déterminera le mobile de cet assassinat.

Dorothée Audibert-Champenois