Un enfant de dix ans trouvé mort dans un train d’atterrissage, l’avion venait d’Abidjan

Le corps d’un enfant de dix ans a été retrouvé dans un train d’atterrissage d’un avion d’Air France en provenance d’Abidjan. Cette découverte des agents d’escale de Roissy augmente considérablement le nombre de petits clandestins ayant perdu la vie dans des conditions similaires ces dernières années relèvent les médias français.

Mardi soir à 6h, le vol AF703 en provenance de la Côte d’Ivoire, un Boeing 777, se pose sur l’aéroport Paris Charles de Gaulle au Nord-Est de Paris. A 6h40,  les employés d’Air France posent des cales sur le train d’atterrissage quand ils font la macabre découverte. Sans préciser son age, dans un communiqué, les responsables de la compagnie ont fait état d’un clandestin trouvé mort dans le puits d’atterrissage. «Un drame humain» qui surprend les autorités ivoiriennes qui s’interrogent sur des possibles complicités à l’aéroport d’Abidjan (ABJ).

Laure Palun, directrice de l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), s’est dit « extrêmement choquée par ce drame rare, fruit de la logique de fermeture et de contrôle des frontières», indique nos confrères de La Dépêche.fr. Pointant du doigt les politiques migratoires en Europe, elle a ajouté, s’adressant aux dirigeants européens : « lorsqu’il n’y a pas de voie de migration légale, les personnes doivent se cacher pour atteindre le pays où ils souhaitent se rendre, et cela entraîne des drames».

« Au-delà du drame humain, cela indique une faille de sécurité majeure à l’aéroport d’Abidjan » constate la sécurité ivoirienne. Les mineurs prennent des risques incalculables en se cachant dans les trains d’atterrissage. Pendant le vol, les soutes ne sont ni pressurisées, ni chauffées, justes ventilées et les températures descendent à -50 °C entre 9.000 et 10.000 m en altitude. Des conditions fatales pour ces enfants qui meurent de froid ou écrasés dans les soutes de train d’atterrissage.

Selon le parquet de Bobigny de Seine-Saint-Denis, une enquête est ouverte pour connaître les causes exactes des causes de la mort. du jeune enfant. Elle a été confiée à la Brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) ». Air France a également demandé un rapport à son chef d’escale basé à Abidjan.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram @Antillesboxmail  @C’news Actus Dothy
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