Un ingénieur Martiniquais parmi les Français enlevés au Niger

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Thierry Dole pris en otage au Niger

Thierry Dol, jeune ingénieur de 28 ans, originaire de la Martinique, figure parmi les sept étrangers (deux Africains et cinq Français), enlevés à leurs domiciles dans la nuit de mercredi à jeudi à Arlit, dans le nord du Niger. Thierry, arrivé au Niger en 2008, supervisait pour le compte de Vinci Construction, l’activité génie civil.

Son père, Alex Dol, a confirmé à RCI Martinique que son fils unique avait bien été enlevé, et ajoutait qu’avant même l’enlèvement, ce dernier ne se sentait pas en sécurité et avait fait part de son intention de rentrer en France. Un retour qui allait être effectif sous quelques jours a encore précisé son père qui a précisé avoir reçu une confirmation des autorités françaises.

Alex Dol, originaire du François, qui est chauffeur routier, a regretté que son fils soit enlevé à un moment où ses parents qui se sont sacrifiés pour qu’il puisse accomplir ses études, se réjouissaient de sa réussite.

Pendant ce temps, la polémique entre le Niger et Areva a enflé au sujet des conditions de sécurité des expatriés des sociétés Vinci et Areva. Pour le Niger, si les ravisseurs ont pu opérer avec une telle facilité, « c’est parce que les agents privés qui assuraient la sécurité du personnel n’étaient pas armés. »

Toujours selon le porte-parole du gouvernement nigérien,  Areva aurait décliné l’offre faite par le gouvernement nigérien de confier la sécurité de ses employés à l’armée. Cette dernière n’assurerait donc que la sécurité des sites « stratégiques » d’extraction de l’uranium, mais pas la sécurité du personnel. Areva a démenti ce lundi 20 septembre 2010 avoir refusé une telle proposition de la part du gouvernement nigérien, mais a reconnu des « défaillances » dans la protection de ses expatriés.

Areva, qui emploie 2.500 personnes au Niger, dont 50 expatriés, pour l’essentiel des Français, exploite deux mines d’uranium dans le nord du pays, une région instable en raison de la porosité de ses frontières avec l’Algérie et le Mali.

En juin 2008, quatre salariés d’Areva avaient été enlevés quelques jours par des insurgés dans la région avant d’être relâchés en bonne santé.