Un jeune tué par balles pour une fille

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[Mise à jour le 18 juin 2013]

Il avait à peine 20 ans, un joli minois et voulait profiter de sa jeunesse. C’est ce qui lui a coûté la vie : si Miguel Camalon a été exécuté dimanche matin à la marina de Pointe-à-Pitre, ce serait pour avoir souri ou complimenté une fille…

En Guadeloupe on ne risque plus seulement sa vie pour une insulte, un mauvais regard ou un pied écrasé par inadvertance. Il est également possible de mourir à cause d’un compliment adressé à une autre personne. C’est, a priori, ce qui est arrivé dimanche matin à Miguel Camalon, à la marina de Pointe-à-Pitre. Le tort de ce gamin de 20 ans, sans histoire et totalement inconnu des services de police ? Avoir voulu profiter de sa jeunesse et de son physique de jeune premier au sortir d’une soirée très probablement passée en boîte de nuit.

Il était aux environs de 4 heures. Le jeune homme en était à s’attarder sur l’un des parkings implantés aux abords du Black Pearl. Avec certains de ses amis. A priori, rien d’exceptionnel n’était venu émailler sa nuit au sein de cette discothèque encadrée par un conséquent service de sécurité. « Tout s’est passé en dehors de l’établissement » , confirmait à ce sujet et dès hier une source proche de l’enquête.

C’est là que Miguel Camalon aurait croisé le regard d’une fille. Une fille suffisamment charmante pour qu’il ait envie de la charmer. C’est en tout cas l’hypothèse de départ qu’ont retenue les enquêteurs de la DIPJ Antilles-Guyane (direction de la police judiciaire) à l’issue des premières auditions de témoins. Une thèse confirmée dès hier soir au cours de la réunion organisée en sous-préfecture et consacrée à la lutte contre la délinquance : « Aujourd’hui, un regard échangé est une raison suffisante pour tuer. C’est exactement ce qui s’est passé sur la marina : la victime a été abattue pour un échange de regard ou un compliment qu’il venait d’adresser à une fille. »

Il en aurait guère fallu plus pour mettre le feu aux poudres et contrarier un autre groupe d’individus. Pris à partie une première fois, au niveau du parking, Miguel Camalon aurait toutefois réussi à calmer le jeu en choisissant de se replier. Du moins c’est ce qu’il pensait…

Alors qu’il marchait en bordure de chaussée, le jeune homme semble alors avoir été rattrapé par un véhicule qui s’est arrêté à sa hauteur. Pour une nouvelle embrouille. Cette fois, ses assaillants en avait après la chaîne qu’il arborait autour du cou. Loin de vouloir capituler, Miguel Camalon aurait feint l’indifférence et poursuivi son chemin. Des témoins le certifient.
Une mauvaise décision qui lui coûtera finalement la vie ? Une quasi évidence! Atteint de deux tirs qui l’ont touché au bras et à la jambe, le jeune homme va s’effondrer. Sans vie. Pour les enquêteurs, aucun doute possible : « Même si nous n’en sommes qu’aux débuts des investigations, tout est étroitement lié. Les coups de feu ne s’expliquent pas uniquement par le vol de chaîne mais également par ce qui s’est passé juste avant, avec l’histoire de la fille. » [guadeloupe.franceantilles.fr]

[Publié le 18 juin 2013]

Ce dimanche vers 4 heures du matin Miguel, âgé de 18 ans  a été tué par balles à la Marina du Gosier en Guadeloupe. L’auteur des coups de feu, qui a pris la fuite, est activement recherché. Selon les premiers témoignages, il s’agirait d’une rivalité amoureuse.

Un véritable cauchemar pour la famille de ce jeune de 18 ans. Abattu par deux balles, il s’est effondré sur place, à la Marina de Bas-du-Fort, au Gosier. Les secours sont intervenus au plus tôt, mais n’ont pas réussi à le ranimer. Il est mort sur place, devant une boîte de nuit.

C’est une nouvelle illustration de la violence qui s’abat sur la Guadeloupe et sur la Martinique depuis le début de cette année, à une cadence encore jamais connue. Une violence où les armes sont souvent présentes et où la question de leur autorisation et de leur circulation est à mettre en avant. A la lumière de ces affaires, on ne peut que constater le nombre élevé d’armes en circulation. La banalisation de leur utilisation est l’élément à prendre en compte pour une réflexion générale sur le thème aux Antilles.

Photo : Flash Info Antilles