Une ado de 16 ans se suicide après un vote sur Instagram : « Aidez-moi à choisir mort/vie »

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Monde
Mots clés : ,

« Très important. Aidez-moi à choisir D/L« , avait écrit l’adolescente de 16 ans, sur le site de partage de photos, « D/L » signifiant death/life (mort/vie). Quelques heures plus tard, la jeune malaisienne a mis fin à ses jours, en se jetant du toit d’un immeuble ce lundi.

Une enquête a été réclamé par des élus malaisiens ce mercredi 15 mai concernant le suicide d’une jeune fille de 16 ans. Cette dernière s’est donnée la mort en se jetant du toit d’un immeuble, quelques heures après avoir organisé un sondage pour ou contre son suicide sur Instagram.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, 69 % des abonnés Instagram de la jeune fille avaient choisi « D » (mort).

Ramkarpal Singh, membre du Parlement, a déclaré que ceux qui avaient voté pour la mort pourraient être poursuivis pour incitation au suicide, qui est passible de la peine capitale en Malaisie lorsqu’il s’agit d’un mineur.

Pour l’instant, le réseau social Instagram n’a pas encore réagi suite à ce drame. Ramkarpal Singh, avocat et membre du Parlement malaisien, s’est interrogé sur Facebook : « Est-ce que cette jeune fille serait encore en vie si la majorité des internautes qui la suivaient sur Instagram l’avaient découragée de mettre fin à ses jours ? »

Le suicide récent d’une jeune femme de 16 ans à Batu Kawah, Sarawak, est très regrettable et rappelle la vulnérabilité de certaines personnes et la nécessité de prendre cela au sérieux.
Ce qui est également inquiétant, c’est que 69% des abonnés Instagram de l’adolescente auraient encouragé son désir de se suicider dans un sondage en ligne qu’elle avait publié sur ledit réseau social juste avant son décès.

Bien qu’il soit encore trop tôt pour déterminer exactement ce qui s’est passé, il est possible que la jeune fille souffrait de dépression et envisageait de se suicider.
Comment certains internautes auraient pu tolérer cela, ça me dépasse.

Diverses questions découlent de cet incident malheureux.
La fille serait-elle encore en vie aujourd’hui si la majorité des internautes sur son compte Instagram la décourageait de se suicider?
Aurait-elle tenu compte du conseil des internautes de demander l’aide d’un professionnel s’ils l’avaient fait?
Les encouragements de ces internautes ont-ils réellement influencé sa décision de se suicider?

Des enquêtes appropriées devraient être menées pour déterminer ce qui s’est exactement passé.
Il est important que des incidents tels que celui-ci ne se reproduisent plus à l’avenir et que l’affaire fasse l’objet d’une enquête approfondie en tant que telle et ne soit pas traitée comme un cas isolé.

Puisque le suicide est une infraction dans ce pays, il en découle que le fait de vouloir se suicider peut l’être aussi.

Dans ces circonstances, j’exhorte les autorités, en particulier le ministère des Communications et du Multimédia, à enquêter sur les comptes de la victime sur les réseaux sociaux et sur les circonstances qui ont conduit à sa mort, afin de prévenir d’autres abus des réseaux sociaux dans des circonstances similaires à l’avenir.

Avec égards, classer l’affaire comme mort subite à ce stade peut ne pas être la bonne décision sans de telles enquêtes supplémentaires.

Ramkarpal Singh