Une éditrice scientifique de Martinique qui a la passion de promouvoir l’outre-mer

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Au Salon du Livre à Paris, nous avons rencontré une responsable d’édition antillaise qui publie des ouvrages scientifiques sous le nom de Scitep.

Ce dimanche 26 mars, veille de fermeture du Salon, à entendre Mylène de Fabrique Saint-Tours, le bilan de ce 37 ème Salon est positif.

Cet événement est « le rendez-vous des éditeurs d’outre-mer et il est toujours constructif d’échanger, de rencontrer de nouveaux auteurs pour aussi se faire connaître ».

Elle fait partie des éditeurs ultra-marins de livres scientifiques au Salon du Livre. En effet, Mylène de Fabrique Saint-Tour  nous annonce que le papier sera remplacé par des liseuses numériques cette année. C’est l’objectif de la responsable de Scitep : «Cette année nous avons mis en avant notre catalogue en e. book ».

L’auteur martiniquais Lucien Renciot a grandi dans dans la campagne du domaine de la Pagerie aux Trois-Ilets à la Martinique. Il a écrit,  Le Bassin de la Reine, La Marreuse Moi, Setmoteur. C’est sa littérature teintée de fantastique qui démarre la série de livre à convertir, des pages qui seront transférées en e.book.

Situé à Paris 11ème et créé en 2012, le Scitep, travaille à la sensibilisation et à la connaissance des problématiques qui touchent l’outre-mer à travers des thématiques de risques naturels ou d’environnement. Les chercheurs et écrivains scientifiques ont écrit sur les cyclones, les séismes, sur la protection des tortues ,et, cette année, ce sont les moustiques qui occupent l’équipe du Scitep. Ceux des Antilles mais aussi de la France hexagonale.

Sur leur stand, m’explique Mylène de Fabrique Saint-Tour , l’équipe a hébergé trois auteurs dont celui qui a étudié longuement le « Poisson Lion ». Un poisson invasif qui a été introduit accidentellement dans le bassin caribéen. Repéré en Floride, aujourd’hui, il a envahi tout le bassin caribéen jusqu’aux grandes Antilles comme Trinidad.

Ce poisson vorace qui mange ce qu’il croise, cause un problème de bio-diversité et à terme un handicap pour la pêche commerciale. Le « Poisson Lion » consomme les larves des jeunes poissons ce qui les empêchent de se développer et qui à long terme peut détruire toutes les espèces existantes.

Les livres sont rédigés en relation avec les institutions scientifiques qui les valident ou pas. Le partenariat peut être le Deal (les Directions de l’environnement local) ou pour les séismes, l’Institut physique du globe. Concernant les moustiques, c’est un travail commun avec l’Ird (l’Institut qui s’occupe d’espèces invasives, de maladies émergentes …) précise l’éditrice antillaise.

Mylène de Fabrique Saint-Tour, est née à la Martinique, la fondatrice du Scitep est une scientifique de formation. Personnage « éclectique passionné par la transmission des connaissances« , elle « met à la portée de tous, des connaissances qui pourraient pour certains, être compliquées ou rébarbatives ».

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/C’news Actus Dothy
Photos C’news Actus Dothy