Une élève drépanocytaire refusée dans son école au Lorrain pour non port du masque malgré son certificat médical

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Martinique
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C’est une internaute qui interpelle sur la situation de sa petite cousine de 6 ans scolarisée dans une école élémentaire dans la ville du Lorrain. Selon Lloulloun, l’établissement scolaire n’aurait pas accepté depuis 3 jours pour non port du masque et ce malgré le certificat médical fourni par les parents.

« La directrice et le médecin scolaire de l’école primaire de Carabin, au Lorrain refusent pour la 3ème journée l’entrée à une enfant DRÉPANOCYTAIRE pou le non port du masque. Ils souhaitent la déscolariser. L’enfant a pourtant un certificat médical obtenu d’un médecin de ville qui en précise la raison : MANQUE D’OXYGENE » explique-t-elle sur Twitter.

Sur le réseau social, le message a été retweeté des centaines de fois et de nombreux  internautes ont réagi. « La drépanocytose est une anomalie de l’hémoglobine, notre sang ne transporte pas correctement l’oxygène aux organes, le masque diminue également la respiration. Porter un masque h24 peut entraîner des crises vasio occlusives et même la mort » explique Meli-Melo.

Un directeur d’école peut-il refuser l’accès à l’établissement à un élève qui ne porte pas de masque ? Comme élément de réponse, voici ce qu’on peut lire dans dans les colonnes du Figaro

Le ministère de l’Éducation explique de fait, qu’un directeur d’école ne peut interdire l’accès à l’établissement qu’en cas de refus délibéré, de la part de l’élève ou de celle de ses parents, de porter un masque. Les mêmes dispositions s’appliquent aux collèges et lycées. L’avis du médecin scolaire détermine toutefois les conditions du port du masque pour les élèves présentant des pathologies particulières. Pour les enfants en situation de handicap, ils doivent fournir un certificat médical qui atteste de la contre-indication au port du masque.

Le ministère indique d’autre part qu’une fiche juridique a été envoyée jeudi 5 novembre aux recteurs afin que les directeurs puissent s’appuyer sur des éléments juridiques dans leurs décisions.

« Jusque là, la petite utilisait la visière qui lui est maintenant aussi interdit », précise Lloulloun