Une jeune antillaise conseille du chébé aux clous de girofle pour l’entretien du cheveu crépu et métissé

Les magnifiques et longs cheveux des femmes arabes de la tribu Bassara ne cessent de fasciner la gente féminine. Pourtant le secret de ces femmes aux savoirs-faire ancestraux est connu des professionnels de la beauté. Une multitude de produits louant les bienfaits du chébé, sont vendus sur plusieurs plate-formes en ligne comme en boutique en Europe, aux Antilles et en Afrique subsaharienne.

A Paris, Célia Valérius, une jeune étudiante antillaise s’est aussi lancée le défi de sublimer les cheveux des femmes noires. Sa formule à base de chébé est particulière, les ingrédients qui sont dans sa formule sont des produits qui rassurent les femmes qui composent sa clientèle. Mais si les attentes sont grandes, les commentaires de certains usagers sont quelquefois discordants.

Samedi 6 avril 2019 à la Maison de l’Outre-mer de sarcelles. Cheveux naturels relevés, le teint lumineux, la jeune femme qui conseille les visiteurs du Salon Beauty Hair de Sarcelles , est attentive aux questions et prompte à répondre aux sollicitations des clients. Ces derniers sont curieux d’en savoir un peu plus, sur ce produit censé faire pousser les cheveux, tant vanter dans les vidéos virales des réseaux sociaux.

Assouplir les cheveux crépus, les soigner, les entretenir pour qu’ils soient beaux et brillants et surtout les voir s’allonger, n’est plus un fantasme. Les marques internationales ne sont pas insensibles à ces demandes et les industriels proposent des lignes de cosmétiques et de produits capillaires dédiés aux hommes et femmes noirs.

Toujours à la recherche du bon produit, nombreux sont les consommateurs qui visent les grandes marques occidentales, explique Célia Valérius : « Nous sommes entourés de crèmes, de traitements, de cosmétiques qui nous rendent malades, ils fonctionnent bien au début et après, c’est la catastrophe. Il y a énormément de perturbateurs endocriniens dans les produits de grandes marques qu’on utilise en masse et qui sont à la mode. Cheb by Hair,  est naturel. Les éléments qui composent notre gamme, rassurent et prouvent son efficacité. Le meilleur moyen de faire la différence c’est d’être auprès des clients et de leur donner des produits de qualité. Ce que nous faisons, en ligne mais en rencontrant nos clients, comme aujourd’hui » déclare Célia Valérius, en bonne représentante de Cheb by Hair.

Au cours de ses investigations, l’antillaise découvre le produit « miracle » que des femmes Bassara, une ethnie tchadienne utilisent depuis des siècles.

Cette poudre spéciale s’obtient grâce aux graines de chébé grillées, pilées et tamisées, qu’on mélange à d’autres ingrédients comme le missic, le clou de girofle ou le mahalab. Ces graines sont d’abord torréfiées  jusqu’à ce qu’elles deviennent de couleur sombre, elles sont ensuite broyées et réduites en poudre. Associée à une huile, le chébé devient un macérat qui  graisse et protège le cheveu. Une application régulière fait le reste.

« Ce produit 100% naturel, issu de la pharmacopée africaine a des vertus. Il fortifie les cheveux, évite les cassures et les pointes fourchues et arrête les chutes de cheveu » affirme la créatrice de la marque.

Satisfaite de son expérience, Célia Valérius décide de créer sa propre marque. Elle fait le choix d’associer la poudre de chébé, aux clous de girofle qui auraient des vertus extraordinaires pour la santé des cheveux, rapporte Mes Plantes et les Plantes médicinales dans  son numéro du 15 mai 2017.  Dans la médecine indienne le clou de girofle est utilisé depuis l’Antiquité et son emploi comme soin, améliore la santé globale du cheveu et du cuir chevelu, répare les cheveux abîmés. Il serait donc un remède pour la perte de cheveu.

Même si la fondatrice a eu du mal à s’imposer, aujourd’hui elle fait un bilan positif de son entreprise : « Les retours sont bons, surtout sur les réseaux sociaux. Les clients nous disent qu’ils sont satisfaits. Pour les femmes blanches, je conseille d’appliquer le produit 1 fois par semaine sinon elles auront des cheveux trop gras ». Et pour la communauté africaine et antillaise, Célia Valérius recommande des soins plus réguliers car : « Il faut faire attention à nous » conclut l’étudiante-entrepreneure.

« Elle gère tout depuis son domicile. C’est une organisation au quotidien. », assure la mère de Célia qui l’assiste et la seconde quand elle expose ses produits. Le moment important de la vente, arrive, quand l’étudiante doit rassurer ses futurs clients : « Notre fournisseur est du Tchad, tous les ingrédients viennent de cette région. Les contrôles sont sûrs ».

Dans la semaine, entre deux cours, Célia enfile sa blouse blanche et s’installe dans son laboratoire éphémère. Elle prépare et conditionne les flacons et petits pots de sa ligne de soins : Cheb by Hair. En ligne, ses ventes explosent, la marque Cheb by Hair est un succès commercial.

Cette mixture des femmes Bassara du Tchad, révélée dans les médias a développer un intérêt réel pour le chébé qui la compose. Mais si les bienfaits sont évidents chez les Bassara, sa commercialisation mondiale suscite quelques critiques chez les consommatrices.

Des femmes africaines, des blogueuses y ont cru et l’ont essayé et garde un souvenir mitigé. Les contraintes d’utilisation et les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. Pour obtenir des résultats visibles, il s’avère que les utilisateurs doivent faire preuve de patience.  Mais la rumeur persiste d’où les alertes d’anciennes consommatrices.

Selon le site « Racine Crépues », ce résultat est le fruit d’une longue patience : Les femmes tchadiennes, pour avoir ce résultat à l’age adulte, sont « initiées au chébé et aux tresses gourounnes depuis leur petite enfance. Elles appliquent donc cette mixture très grasse tous les cinq jours et répètent ce geste tout au long de leur vie ». Et La tradition fait que : « Les femmes tchadiennes ne se lavent guère les cheveux », commente une ancienne utilisatrice, « c’est aussi en grande partie, grâce à leur coiffure spéciale (les tresses gourounne), qu’elles ont les cheveux aussi longs, et des racines bien protégées et fortifiées. » 

Alors mythe ou réalité ? Ce qui reste sûr pour l’entretien capillaire, c’est le recours aux produits naturels pour le cheveu mais également pour la peau ou le visage. Les produits bio améliorent le confort et le bien-être, les garanties d’une mise en beauté réussie.

Le chébé et les clous de girofle (C'news Actus Dothy)

AFRIQUE => ANTILLES : D'une recette à une autre, un produit utilisé depuis l'Antiquité en INDE mixé avec un autre, fruit du SAVOIR-FAIRE ANCESTRAL d'une ethnie africaine, le résultat est censé être … Reportage Dorothée Audibert-Champenois. ChebHair By CJV C'news Actus Dothy Antillesboxmail – Dothy Seve Mas Outre Mer Sarcelleshttps://www.people-bokay.com/une-jeune-antillaise-conseille-du-chebe-aux-clous-de-girofle-pour-lentretien-du-cheveu-crepu-et-metisse/

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur Vendredi 12 avril 2019

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Crédit photos : C’news Actus Dothy