Une pétition contre les radars tourelles en Guadeloupe

Rédigé par : Melody Thomas, le
Publié dans : Actualites, Guadeloupe
Mots clés :

Le premier radar tourelle a été inauguré le mardi 24 septembre en Guadeloupe. Selon le préfet Philippe Gustin, « Ce nouveau dispositif a pour objectif de pacifier les routes de notre archipel où l’on meurt près de trois fois plus que dans les autres départements». Mais certains guadeloupéens ne l’entendent pas de cette oreille.

En Guadeloupe, les radars tourelles vont remplacer les 20 radars fixes actuellement en place. Ils seront déployés dans une logique de leurre. A terme, une centaine de tourelles seront ainsi installées sur tout l’archipel. De nombreux guadeloupéens se disent contre ce dispositif.

Une pétition a été lancée par Eric Coriolan, adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.)

La pétition (voir texte ci-dessous) qui réclame « l’arrêt immédiat de ce programme de déploiement » a déjà obtenu plus de 3000 signatures :

Notre département qui a la triste réputation d’être le plus accidentogène de France, est aussi celui où le dispositif de transport public terrestre est le moins organisé. Les Guadeloupéens n’ont guère d’autres alternatives que d’être propriétaires d’une voiture pour leurs déplacements.

C’est aussi un réseau routier plus que déplorable.

La Guadeloupe est aussi le seul département Français, qui cumule les problèmes de distribution d’eau potable, de santé publique, de terres empoisonnées, d’invasions récurrentes d’algues marines, de chômage endémique des jeunes.

C’est dans cette atmosphère que les autorités ont entamé le déploiement de 100 radars tourelles, comme s’il s’agissait là d’une absolue priorité du territoire.

La sécurité routière est certes un élément important de la société Guadeloupéenne, mais les automobilistes Guadeloupéens ne peuvent être traités de la sorte comme des vaches à lait. D’autant que le coût d’un véhicule est d’environ 25% plus élevé qu’en France métropolitaine.

SOYONS NOMBREUX À DIRE NON, ET À APPELER À L’ARRÊT IMMÉDIAT DE CE PROGRAMME DE DÉPLOIEMENT.