Vendeur des meilleurs Bokits à Londres, Nico rappelle que les antillais et les caribéens sont un même peuple

Leurs Bokits sont « goûteux » bien assaisonnés, pimentés à point dans un pain spécial, la pâte fabriquée par leur jeune stagiaire jamaïcain. Pour ces raisons, Nico, Arnaud, Spike, Thierry, Lolo et Kush ont été choisis pour vendre le fameux bokit apprécié par de nombreux antillais, caribéens ou africains de Londres.

Nicolas au Caribbean Beach Carnival, dimanche 14 juillet 2019

Ce dimanche 14 juillet 2019, les vendeurs ont ouvert leur food struck à quelques dizaines de kilomètres de la capitale anglaise pour une journée exceptionnelle au Lee Valley White Water Centre. La deuxième édition du Caribbean Beach Carnival battait son plein dans la banlieue de Weltham Cross à deux stations de Liverpool Street.

Food truck au Lee Valley White Water Centre, dimanche 14 juillet 2019

Nico, très intégré dans la communauté caribéenne depuis quelques années est aussi l’un des fondateurs de Bokit’la.  Dans le seul stand qui représentait les Antilles françaises au Caribbean Beach Carnival ce dimanche 14 juillet, le guadeloupéen a tenté de répondre aux différentes questions que se posent bon nombre d’antillais. Encore choqué, le vendeur de bokits, défenseur des traditions de son île, n’a de cesse à Londres où il réside, de « rappeler » aux citoyens anglais qu’il croise, que la carte de la Caraïbe ne s’arrête pas à la Jamaïque, à la Barbade ou à a Grenade. « Nous sommes là pour le leur dire » insiste le fabricant de Bokits.

Comme l’atteste les commentaires virulents sur ce sujet, Nico, rapporte les arguments des caribéens qui vivent ou qui sont nés au Royaume Uni. Selon lui, comme le confirme ses clients, les individus originaires des Antilles françaises sont identifiés comme étant des créoles u antillais tandis que les Caribéens, regroupent tous les anglo-saxons. Mais note le guadeloupéen, toutes ces personnes sont descendants de la même souche africaine.

Bokit Beach Party

Cette classification pourtant, n’est pas un frein aux relations entre les ex-colonisés anglais ou français, pour Nico, l’influence antillaise est multiple. Parmi ses acheteurs de bokits, il compte un nombre incalculable d’africains de langue anglaise et de français. Mais si l’antillais reconnaît l’apport français dans sa construction identitaire, il n’a qu’une seule envie, celle de se ressourcer chez lui « C’est la base, c’est la base », martèle Nico.

Lee Valley White Water Centre

Pour l’heure, Nico trace son avenir au Royaume Uni. Quand il n’est pas retenu pour des événements importants, le groupe de Bokit’la, se retrouve au Sud de Londres et vend leur bokit en street food au marché de Brixton. Ils sont rassurés de savoir que les meilleurs bokits de Guadeloupe sont labellisés dans leur société Bokit’la. Les ventes leur permettent de vivre et « si Dieu le veut », Nico, Arnaud, Spike, Lolo, Thierry et Kush seront bientôt dans un local fermé pour étendre d’avantage leur réseau. Sur le Net, Bokit’la fait fureur et enregistre de nouveaux abonnés quotidiennement, la tradition ne se perd pas chez les guadeloupéens.

Bokit’la A Brixton Market au Sud de Londres, avec Sébastien Bornil, décembre 2016

Rencontre au Caribbean Beach Carnival 2019 au Lee Valley White Water à 15mn de Londres :

LONDRES – CARAÏBE – ANTILLES : A l'éternelle question, qui est antillais? qui est caribéen? Les personnes originaires de ces régions qui vivent à Londres, comme Nicolas, vendeur à Bokit'la, ont tenté de répondre. Reportage Dorothée Audibert-Champenois C'news Actus Dothy Antillesboxmail – Dothy

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur Mercredi 17 juillet 2019

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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