Virus : 1er féminicide pendant le confinement, Lydia Ponchateau « d’Horizons » et le Collectif « Nous Toutes » réagissent

Vendredi 20 mars 2020, 5 jours après le début du confinement décrété pour lutter contre la propagation du coronavirus, une femme de 81 a été tuée par son mari dans le Lot-et-Garonne.
En apprenant la tragédie, Caroline De Haas, du Collectif Nous Toutes a twitté « Premier féminicide du confinement. La crise sanitaire augmente le danger pour les femmes et les enfants victimes de violences ».

Le Collectif « Nous Toutes » a aussitôt demandé un plan d’urgence pour protéger les femmes violentées pendant le confinement. En attendant, le Collectif de femmes a créé un réseau whatsapp via lequel il envoie tous les jours aux personnes abonnées « des conseils pour ne pas péter les plombs ».

En plein confinement, Lydia Ponchateau présidente de l’association « Horizons »qui  prépare une prochaine rencontre avec le  Secrétariat d’État chargé(e) de l’Égalité entre les femmes et les hommes se dit révoltée dit regretter le manque de solidarité. « Je constate que le gouvernement, dans cette situation d’urgence sanitaire est capable de prendre des mesures drastiques, mais que concernant les violences aucun acte fort n’a encore été véritablement fait » précise la militante guadeloupéenne.

Pour l’heure, Lydia Ponchateau conseille fortement à l’entourage des femmes victimes de violence, de signaler des faits observés ou supposés de maltraitance pendant cette douloureuse période de confinement dû à la pandémie Covid-19. Et sur le modèle de l’Espagne, pouvoir géolocaliser les victimes instantanément.

Mis en ligne depuis le mardi 17 mars 2020, dans ce podcast qui suit, la militante Caroline De Haas donne des pistes pour éviter « les pétages de plombs » des parents, confinés avec leurs enfants.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
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